Une page se tourne au Sénat congolais. L’Union sacrée de la nation (USN) a réagi à la démission de Modeste Bahati Lukwebo de la deuxième vice-présidence, intervenue dans un contexte de fortes tensions internes. Saluant une « décision courageuse », la plateforme présidentielle annonce déjà la désignation prochaine d’un remplaçant.
L’Union sacrée de la nation (USN), plateforme politique soutenant le président Félix Tshisekedi, a salué la démission de Modeste Bahati Lukwebo de son poste de deuxième vice-président du Sénat, intervenue à la suite d’une pétition ayant largement dépassé le seuil requis de signatures au sein de la chambre haute.
Dans un communiqué signé par son Secrétaire permanent, André Mbata, l’USN qualifie ce départ de « décision courageuse » empreinte d’« un sens élevé de responsabilité », dans un contexte marqué par des tensions internes au sein de la majorité parlementaire.
La plateforme présidentielle indique avoir « pris connaissance » de cette démission et salue l’attitude de l’ancien président du Sénat, également chef du regroupement politique AFDC-A, tout en relevant les dissensions apparues au sein même de sa famille politique, où plusieurs sénateurs et députés nationaux s’étaient désolidarisés de ses positions.
« L’Union sacrée de la nation félicite son engagement réaffirmé à la plateforme et à la haute autorité de Félix Tshisekedi », souligne le communiqué, qui met en avant la volonté de préserver la cohésion au sein de la majorité.
Dans la foulée, l’USN annonce qu’elle présentera « le moment venu » le nom de son candidat appelé à succéder à Modeste Bahati Lukwebo à la deuxième vice-présidence du Sénat, un poste stratégique dans l’architecture institutionnelle de la chambre haute.
Cette démission intervient après plusieurs semaines de crispations politiques, exacerbées par la sortie médiatique de Modeste Bahati Lukwebo, le 4 mars dernier, au cours de laquelle il avait exprimé des réserves sur l’opportunité d’une révision de la Constitution. L’ancien président du Sénat avait alors estimé que « le pays n’a guère problème de textes mais des hommes censés les appliquer », une prise de position qui avait suscité des réactions contrastées au sein de la majorité.
Toutefois, l’initiateur de la pétition ayant conduit à son départ, le sénateur Kabongo, a tenu à nuancer les motivations de cette démarche. Selon lui, l’initiative ne visait pas directement les positions politiques de Modeste Bahati Lukwebo sur la Constitution, mais relevait plutôt d’une appréciation de sa gestion. Il a ainsi évoqué une « incompétence » pour justifier la fronde parlementaire.
À présent, l’attention se tourne vers la désignation du successeur de Modeste Bahati Lukwebo, dans un contexte où les enjeux d’équilibre régional, de représentativité et de cohésion politique devraient peser dans les choix à venir.
Infos27

