La culture s’impose comme un levier de résilience nationale. Réuni en Conseil des ministres, le gouvernement a été informé de la tenue du Festival Amani à Lubumbashi, du 10 au 12 avril 2026, dans un contexte marqué par l’occupation de Goma. Délocalisé, l’événement prend une dimension symbolique forte, mêlant expression artistique et message d’unité. Pour les autorités, ce rendez-vous culturel dépasse le cadre festif : il incarne une forme de résistance et de cohésion nationale, nécessitant un accompagnement public à la hauteur de son rayonnement.
La Ministre de la Culture, Arts et Patrimoine a présenté au Conseil des ministres une note d’information relative à l’organisation du Festival Amani, prévu du 10 au 12 avril 2026 à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga. Un événement culturel majeur dont la portée dépasse, cette année, le simple cadre artistique pour s’inscrire dans une dynamique de résilience nationale.
Initialement ancré à Goma, le Festival Amani se tient exceptionnellement à Lubumbashi en raison du contexte sécuritaire marqué par l’occupation de la ville du Nord-Kivu. Cette délocalisation, loin d’être anodine, est présentée par les autorités comme un acte symbolique fort. Elle traduit une volonté de maintenir vivante l’expression culturelle malgré les contraintes imposées par la situation sécuritaire.
Devant le Conseil, la ministre a insisté sur la dimension engagée de cette édition. « Cette délocalisation constitue un acte de résistance contre l’occupation », a-t-elle souligné, mettant en avant le rôle de la culture comme vecteur de cohésion et d’affirmation nationale.
Le Festival Amani, considéré comme l’un des rendez-vous culturels de référence en République démocratique du Congo, réunira artistes congolais et internationaux autour d’un message commun : celui de la résilience, de la paix et de l’unité. Dans un contexte de tensions persistantes dans l’Est du pays, cette initiative entend offrir un espace d’expression et de rassemblement, capable de transcender les divisions.
Au-delà de la scène artistique, l’événement se veut porteur d’un message politique et social. Il s’agit de rappeler que la culture demeure un instrument de mobilisation collective et un vecteur de rayonnement pour le pays. « Ce grand rendez-vous culturel permet aux artistes de passer un message de résilience et d’unité », a rappelé la ministre, soulignant la portée symbolique de l’événement.
L’organisation de cette édition à Lubumbashi représente également un défi logistique et financier. C’est dans ce cadre que la ministre de la Culture a sollicité l’accompagnement du Gouvernement, afin de garantir le succès de cette initiative et d’en amplifier l’impact.
Pour l’exécutif, soutenir le Festival Amani revient à affirmer l’engagement de l’État en faveur de la promotion culturelle, tout en valorisant l’image de la République démocratique du Congo sur la scène internationale. L’événement constitue, en effet, une vitrine importante du dynamisme artistique national et de la capacité du pays à organiser des manifestations d’envergure malgré un contexte difficile.
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