À Kinshasa, la vice-ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato Nakwipone, a échangé avec le directeur régional Afrique de l’UNOPS, Sanjay Mathur. Au cœur des discussions : corridors de développement, projets énergétiques et renforcement de la coopération technique. L’objectif affiché est clair : mobiliser l’expertise internationale pour soutenir des infrastructures structurantes, dont le corridor de Lobito et le projet Inga, piliers de l’intégration économique de la République démocratique du Congo.
La dynamique de coopération entre la République démocratique du Congo et ses partenaires techniques s’est illustrée, lundi 13 avril 2026 à Kinshasa, à l’occasion d’une rencontre entre la vice-ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato Nakwipone, et le directeur régional pour l’Afrique de l’UNOPS, Sanjay Mathur. Cette réunion a permis d’explorer les perspectives de renforcement de la coopération autour de projets d’infrastructures jugés prioritaires.
Au centre des échanges, la contribution de l’UNOPS dans le développement d’infrastructures structurantes, considérées comme essentielles à la transformation économique du pays. Les discussions ont notamment porté sur des initiatives d’envergure, telles que le corridor de Lobito, le corridor vert Kivu–Kinshasa et le projet Inga, autant de chantiers stratégiques appelés à renforcer la connectivité régionale, l’accès à l’énergie et la compétitivité de l’économie congolaise.
Selon la communication officielle, ces projets s’inscrivent dans une vision intégrée de développement, visant à relier les zones de production aux marchés, tout en favorisant une croissance durable. Le corridor de Lobito, en particulier, constitue un axe logistique clé pour l’exportation des ressources minières, tandis que le corridor vert Kivu–Kinshasa ambitionne de concilier développement économique et préservation environnementale.
Dans ce cadre, la vice-ministre Noëlla Ayeganagato Nakwipone a salué l’engagement de l’UNOPS, mettant en avant l’importance d’un accompagnement technique et opérationnel dans la mise en œuvre de ces projets complexes. Elle a également annoncé « la tenue prochaine de séances de travail techniques », destinées à approfondir les modalités de collaboration et à identifier les priorités d’intervention.
L’implication de l’UNOPS, agence spécialisée des Nations unies dans la gestion de projets, les infrastructures et les achats publics, est perçue comme un levier pour renforcer les capacités nationales et garantir la bonne exécution des programmes. Son expertise en matière de planification, de gestion et de suivi des projets constitue un atout dans un contexte où la RDC ambitionne d’accélérer la modernisation de ses infrastructures.
Cette rencontre s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification des partenariats internationaux de la RDC, axée sur la mobilisation de financements, de compétences techniques et de savoir-faire. Elle témoigne également de la volonté des autorités congolaises de positionner les infrastructures comme un moteur central de croissance et d’intégration régionale.
En misant sur des projets structurants comme Inga, appelé à devenir l’un des plus grands complexes hydroélectriques au monde, et sur des corridors économiques à fort potentiel, Kinshasa cherche à consolider sa place dans les chaînes de valeur régionales et internationales.
À l’issue de ces échanges, les deux parties ont convenu de poursuivre les discussions dans un cadre technique, avec pour objectif de traduire ces orientations en actions concrètes. Une étape supplémentaire dans la consolidation d’un partenariat orienté vers des résultats tangibles et durables.
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