À Washington, en marge des réunions de printemps de la Banque mondiale et du FMI, la RDC défend une vision stratégique de son développement. Au cœur des échanges, la valorisation des ressources hydriques comme moteur de croissance et d’emplois. Présent au sein de la délégation conduite par la Première ministre Judith Suminwa, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a insisté sur les retombées économiques attendues de cette approche.
La République démocratique du Congo a fait entendre sa voix sur la scène internationale à l’occasion des réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), organisées à Washington. Au sein de la délégation gouvernementale conduite par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, s’est particulièrement illustré lors de la conférence « Water Forward: Driving Jobs and Opportunities », consacrée au rôle stratégique du secteur de l’eau dans la création d’emplois et le développement économique.
Prenant part aux échanges le 15 avril 2026, le ministre a mis en avant l’importance d’intégrer les ressources hydriques dans une vision globale de croissance et de diversification économique. À l’issue de cette rencontre, Julien Paluku a salué « l’engagement ferme » de la cheffe du gouvernement, qui, selon lui, a su « bien vendre le potentiel stratégique de la République démocratique du Congo en matière de ressources hydriques ».
Au cœur du message porté par Kinshasa figure la volonté de transformer l’abondance des ressources en eau en véritable levier économique. Cette orientation repose notamment sur la promotion d’une approche intégrée liant eau et énergie, ainsi que sur le développement de projets structurants destinés à améliorer l’accès à l’eau potable tout en stimulant l’activité économique. Le programme « Kin Elenda », cité parmi les initiatives phares, illustre cette ambition de modernisation des infrastructures urbaines.
Pour Julien Paluku, cette dynamique s’inscrit pleinement dans les priorités du commerce extérieur congolais. « La valorisation de l’eau comme moteur de croissance et de création d’emplois ouvre de nouvelles perspectives pour l’intégration de la RDC dans les échanges régionaux et internationaux », a-t-il déclaré, soulignant les opportunités d’investissement qu’offre ce secteur encore largement sous-exploité.
Le ministre a également insisté sur la portée de l’initiative « Water Forward », qu’il considère comme « une étape décisive pour coordonner les réformes mondiales » dans le domaine de l’eau. Selon lui, cette plateforme constitue « une occasion pour la RDC d’accélérer la transformation de ses systèmes d’eau en véritables moteurs de création d’emplois et de stabilité économique ».
Dans cette perspective, le gouvernement congolais entend renforcer ses partenariats avec les institutions financières internationales et le secteur privé. Julien Paluku a ainsi réaffirmé « la volonté de collaborer avec les banques multilatérales de développement et les investisseurs », afin de mobiliser les financements nécessaires à la mise en œuvre de projets structurants.
Au-delà des enjeux sectoriels, cette participation aux réunions de printemps traduit une stratégie plus large de repositionnement de la RDC sur la scène économique internationale. En mettant en avant ses ressources naturelles, et en particulier son potentiel hydrique, le pays cherche à attirer des investissements tout en répondant aux défis du développement durable.
« Faire de la sécurité de l’eau un axe central du programme d’action du gouvernement est une nécessité pour une croissance inclusive », a martelé Julien Paluku. Une orientation qui, selon lui, permettrait non seulement de répondre aux besoins fondamentaux des populations, mais aussi de soutenir la transformation économique du pays.
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