À Kinshasa, la mobilisation pour la reconnaissance des génocides commis en RDC prend une nouvelle dimension. Reçu par le ministre des Droits humains, Me Samuel Mbemba, le prophète Israël Dodo Kamba a annoncé l’engagement de sa confession religieuse dans ce combat à forte portée mémorielle et politique. En s’appuyant sur son maillage national, les Communautés Unies de Réveil entendent contribuer à structurer un plaidoyer citoyen et international, alors que les autorités congolaises multiplient les appels à l’unité face aux crimes attribués au Rwanda.
Le plaidoyer en faveur de la reconnaissance des génocides commis en République démocratique du Congo s’élargit à de nouveaux acteurs. Mercredi 16 avril 2026, le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, a reçu dans son cabinet de travail, à Kinshasa, le prophète Israël Dodo Kamba, archevêque supérieur des Communautés Unies de Réveil (CUR). Une rencontre placée sous le signe de la convergence entre action institutionnelle et engagement religieux.
À l’origine de cette démarche, l’appel lancé par le ministre à l’ensemble des forces vives de la nation pour soutenir la reconnaissance internationale des crimes qualifiés de génocides perpétrés sur le territoire congolais. Un appel qui, selon ses initiateurs, s’inscrit dans une dynamique de justice mémorielle et de mobilisation collective face aux violences attribuées au Rwanda.
Réagissant à cette initiative, le prophète Dodo Kamba a tenu à marquer son adhésion. « Nous sommes venus prêter main-forte à cette cause nationale », a-t-il déclaré à l’issue de l’audience, affirmant la disponibilité de sa confession religieuse à accompagner les efforts du gouvernement. Pour le responsable des CUR, l’enjeu dépasse le cadre institutionnel et requiert une implication de toutes les composantes de la société.
Fort d’un réseau implanté sur l’ensemble du territoire national, le leader religieux met en avant le potentiel humain de son organisation comme levier stratégique. « Le potentiel humain que regorge notre confession religieuse constitue un atout majeur dans cette lutte », a-t-il insisté, évoquant la capacité de mobilisation et de sensibilisation des fidèles à travers le pays. L’objectif affiché est de renforcer le plaidoyer en faveur d’une reconnaissance internationale des crimes dénoncés.
Du côté du gouvernement, la démarche est saluée comme un signal encourageant. Selon l’entourage du ministre, cette adhésion témoigne de l’écho rencontré par l’initiative auprès des acteurs non étatiques. « Le ministre a salué cette démarche », indique une source proche du dossier, soulignant l’importance d’une synergie entre institutions publiques et organisations de la société civile.
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