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24 avril, 2026 - 12:51:22
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Ottawa : la RDC mobilise le Canada pour porter Juliana Lumumba à la tête de l’OIF

La République démocratique du Congo intensifie son offensive diplomatique dans la course à la direction de l’Organisation internationale de la Francophonie. Reçu à Ottawa par la ministre canadienne des Affaires étrangères, Anita Anand, le ministre délégué Crispin Mbadu Phanzu a officiellement présenté la candidature de Juliana Lumumba et sollicité l’appui du Canada. Au cœur des échanges : une vision axée sur une « Francophonie de l’action et du renouveau », la promotion du français, la relance de la coopération économique bilatérale et la défense des valeurs démocratiques. Une séquence stratégique dans une compétition où chaque soutien compte.

La République démocratique du Congo accélère son plaidoyer diplomatique en vue de l’élection à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). En mission officielle à Ottawa, le ministre délégué chargé de la Francophonie, Crispin Mbadu Phanzu, a été reçu lundi 20 avril 2026 par la ministre canadienne des Affaires étrangères, Anita Anand, pour porter la candidature de Juliana Lumumba au poste de Secrétaire générale.

Présentée comme une étape clé de cette campagne, cette audience a permis à la délégation congolaise d’exposer les ambitions de Kinshasa au sein de l’espace francophone. « Mandaté par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, j’ai présenté la vision de la RDC et sollicité le soutien du Canada à la candidature de Madame Juliana Lumumba », a déclaré Crispin Mbadu.

Au cœur de cette démarche, une ligne directrice assumée : promouvoir « une Francophonie de l’action et du renouveau ». Pour les autorités congolaises, il s’agit de repositionner l’organisation autour de priorités concrètes, en phase avec les défis contemporains.

Les échanges entre Kinshasa et Ottawa ont ainsi permis de dégager une convergence de vues sur plusieurs axes structurants. Premier pilier : le rayonnement de la langue française. Les deux parties ont souligné la nécessité de « faire de la diversité culturelle le levier de résilience et de promotion du français face à l’influence linguistique mondiale ».

Deuxième axe, la diplomatie économique et bilatérale. À ce titre, la RDC et le Canada ont évoqué la relance de la Commission mixte entre les deux pays, présentée comme « moteur d’un commerce dynamique et d’investissements responsables ». Une orientation qui traduit la volonté de renforcer les liens économiques dans un cadre structuré et mutuellement bénéfique.

Troisième pilier : l’universalité des valeurs. Kinshasa défend une Francophonie « ancrée dans la paix, l’exigence démocratique, le respect des droits de l’homme », mais également tournée vers « l’économie, le numérique et l’inclusion structurelle du genre et de la jeunesse ». Une vision qui élargit le champ d’action traditionnel de l’organisation à des enjeux sociétaux et technologiques.

Au-delà de ces principes, la démarche congolaise s’inscrit dans une ambition plus large : faire reconnaître le poids stratégique de la RDC dans l’espace francophone. Avec des dizaines de millions de locuteurs, le pays se positionne comme un acteur incontournable, déterminé à peser davantage dans les orientations de l’OIF.

Le choix du Canada comme partenaire prioritaire n’est pas anodin. Puissance influente au sein de la Francophonie, Ottawa joue un rôle déterminant dans les équilibres internes de l’organisation. Obtenir son soutien constituerait un atout majeur pour la candidature congolaise.

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