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Kinshasa
26 avril, 2026 - 22:14:34
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Secteur minier : l’élan réformateur de Louis Watum soutenu par la société civile

Le signal est clair : le temps des constats doit céder la place à l’action. À Kinshasa, la société civile congolaise, réunie au sein de la DYCOD-RDC et du Comité de crise pour la paix et la sécurité, a salué l’engagement du ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, tout en appelant à des réformes structurelles urgentes. Derrière ce soutien mesuré, une exigence : transformer les initiatives de terrain en décisions concrètes capables de corriger les dysfonctionnements d’un secteur stratégique. Au cœur des attentes, la transparence, la traçabilité et la justice sociale dans l’exploitation des ressources.

La société civile congolaise apporte sa lecture sur la gouvernance du secteur minier. Dans une déclaration rendue publique le 25 avril 2026 à Kinshasa, la plateforme DYCOD-RDC, en collaboration avec le Comité de crise pour la paix et la sécurité en RDC, a salué l’impulsion donnée par le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, tout en appelant à des réformes concrètes et durables.

Signée par son coordonnateur national, Patient Bashombe Matabishi, la déclaration met en avant une approche jugée nouvelle dans la gestion du secteur, caractérisée par une présence accrue sur le terrain. Le ministre s’est notamment illustré par une série de descentes au sein des services publics relevant de son portefeuille, ainsi que par des visites dans plusieurs provinces minières.

Pour la société civile, cette démarche constitue une rupture avec certaines pratiques antérieures. Elle est qualifiée de « rare mais essentielle », dans un contexte où les décisions sont souvent prises à distance des réalités locales. « Cette proximité avec le terrain traduit une volonté de mieux comprendre les enjeux réels du secteur », souligne la plateforme.

Depuis plusieurs années, les organisations citoyennes dénoncent des failles persistantes dans la gouvernance minière. Parmi les principales préoccupations figurent l’opacité dans la gestion des ressources, les insuffisances du système fiscal, les difficultés liées à la traçabilité des minerais, ainsi que les conditions précaires de l’exploitation artisanale.

Dans son communiqué, la DYCOD-RDC insiste sur la nécessité de traduire les initiatives en actions concrètes. « Le secteur minier, pilier stratégique de l’économie nationale, ne peut continuer à fonctionner en décalage avec les exigences de transparence, d’équité et de développement durable », peut-on lire.

Au-delà de ce constat, la plateforme formule une série de recommandations précises. Elle appelle notamment à l’affectation effective des coopératives minières dans les zones d’exploitation artisanale récemment instituées, au respect strict des droits des communautés locales, ainsi qu’à l’élimination des acteurs non éligibles dans l’exploitation artisanale.

La société civile plaide également pour une réforme institutionnelle du SAEMAPE, dont elle souhaite la transformation en établissement public, afin de renforcer son efficacité et son autonomie. Autre priorité évoquée : la mise en place d’un système national de traçabilité des minerais crédible, capable de répondre aux exigences des marchés internationaux.

Pour Patient Bashombe Matabishi, les initiatives engagées par le ministre ouvrent une perspective nouvelle. « Les premiers signaux observés laissent entrevoir une dynamique qu’il convient de consolider par des réformes inclusives et structurantes », a-t-il affirmé.

Regroupant 235 organisations, la DYCOD-RDC réaffirme sa volonté d’accompagner les efforts du gouvernement, tout en maintenant une posture de vigilance. Cette double approche traduit une volonté de contribuer activement aux réformes, sans renoncer à son rôle de veille citoyenne.

Cette prise de position intervient dans un contexte où le secteur minier demeure au cœur des enjeux économiques et politiques du pays. Les ressources naturelles de la RDC représentent un levier majeur de développement, mais leur gestion continue de susciter des attentes fortes, notamment de la part des communautés locales.

Pour la société civile, l’équation est claire : transformer le potentiel minier en moteur de paix, de stabilité et de prospérité partagée. Une ambition qui passe désormais par des décisions concrètes et une gouvernance renforcée.

Infos27

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