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Kinshasa
26 avril, 2026 - 22:53:14
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Devant la FEC, Patrick Muyaya appelle à un changement de narratif sur l’économie congolaise

À Kinshasa, le Gouvernement congolais engage une nouvelle offensive sur le terrain de la communication économique. Devant les opérateurs de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a mis en lumière un enjeu stratégique : réduire l’écart entre les performances économiques du pays et la perception qu’en ont les investisseurs. Dans un contexte de réformes et de signaux macroéconomiques jugés positifs, l’exécutif plaide pour une action concertée avec le secteur privé afin de renforcer l’attractivité de la RDC et consolider sa crédibilité sur la scène internationale.

Le ministre de la Communication et Médias, également porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, a échangé, samedi 25 avril 2026, avec les membres de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), au siège de cette organisation à Kinshasa, autour d’une question jugée centrale : le rôle de la communication dans l’attractivité économique de la République démocratique du Congo.

Face à un parterre d’opérateurs économiques et de responsables du secteur privé, le ministre a inscrit son intervention dans une logique de dialogue, saluant une initiative qui « traduit une volonté partagée de renforcer les passerelles entre le Gouvernement et le secteur privé ».

Dans son exposé, Patrick Muyaya a dressé le tableau d’un pays engagé dans une dynamique de transformation économique, marquée par des réformes structurelles et des investissements en cours. Il a notamment évoqué des indicateurs jugés encourageants, à l’instar du maintien de la note souveraine de la RDC à B3 avec perspective stable par l’agence Moody’s, ainsi que l’amélioration de la perspective du pays, passée de stable à positive, par S&P Global Ratings.

Malgré ces avancées, le porte-parole du Gouvernement a souligné un décalage persistant entre les performances économiques et leur perception à l’extérieur. « Ce différentiel impacte directement la confiance, l’investissement et, par conséquent, l’attractivité du marché », a-t-il relevé, appelant à une correction rapide de cette distorsion.

Pour y répondre, le Gouvernement a engagé une série d’actions inscrites dans le Programme d’actions 2024-2028. Ces mesures visent notamment la création d’emplois, la protection du pouvoir d’achat et l’amélioration du climat des affaires. Dans ce cadre, plusieurs réformes sont en cours sous la coordination du ministère du Plan, notamment à travers le programme B-Ready de la Banque mondiale, destiné à simplifier les procédures administratives et sécuriser les investissements.

Au cœur de cette stratégie, la communication apparaît comme un levier désormais incontournable. Le ministre a décliné une approche articulée autour de trois axes : clarifier les réformes publiques, rassurer les investisseurs par des messages cohérents et projeter une image fidèle du potentiel économique du pays. « L’enjeu est de passer d’un narratif subi à un narratif maîtrisé », a-t-il affirmé.

Dans cette perspective, Patrick Muyaya a insisté sur la responsabilité partagée entre l’État et le secteur privé. « Les entreprises sont les premiers ambassadeurs de l’image du pays », a-t-il déclaré, soulignant que leurs actions et leur communication contribuent directement à façonner la perception du marché congolais.

Il a également mis en garde contre les conséquences d’une image négative, estimant que « nuire à l’image du pays, c’est indirectement nuire à sa propre image ». Un message adressé aux acteurs économiques, appelés à s’inscrire dans une dynamique collective de valorisation du potentiel national.

La rencontre s’inscrit ainsi dans une volonté de renforcer un cadre de concertation durable entre les secteurs public et privé, considéré comme un levier essentiel pour soutenir l’investissement et la compétitivité.

En marge de cette activité, le ministre a procédé à la pose de la première pierre du futur siège de la FEC. Prenant la parole, le président de l’organisation patronale, Robert Malumba, a qualifié cette étape d’« historique », présentant un projet d’envergure d’une surface totale de 4 580,92 m², dont 2 231,5 m² de surface utile.

Selon lui, cette infrastructure vise à doter la FEC d’un cadre moderne, adapté aux exigences actuelles du dialogue économique. Il a également salué l’engagement des entreprises ayant contribué à sa réalisation.

Au-delà de sa dimension architecturale, ce projet est perçu comme un signal adressé aux investisseurs, traduisant une volonté de modernisation et de crédibilité institutionnelle.

À l’issue des échanges, Gouvernement et secteur privé ont convergé sur une priorité : agir de manière coordonnée pour réduire l’écart entre l’image et la réalité économique de la RDC. Un enjeu jugé déterminant pour transformer le potentiel du pays en investissements durables et en croissance inclusive.

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