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26 avril, 2026 - 21:54:59
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Sud-Kivu : les FARDC annoncent avoir abattu un drone rwandais à Minembwe et dénoncent une nouvelle agression

Un drone de type UAV de l’armée rwandaise a été abattu samedi 25 avril 2026 dans les Hauts Plateaux de Minembwe, au Sud-Kivu, selon un communiqué des Forces armées de la République démocratique du Congo. Kinshasa dénonce une « violation manifeste de l’espace aérien national » et accuse Kigali de poursuivre des actions offensives malgré les engagements régionaux de désescalade. L’armée congolaise affirme rester mobilisée pour protéger les populations civiles et défendre l’intégrité territoriale, dans un contexte sécuritaire toujours instable à l’est du pays.

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé, dimanche 26 avril, avoir abattu un drone militaire rwandais dans l’est du pays, une nouvelle escalade qui ravive les tensions persistantes entre Kinshasa et Kigali. Selon un communiqué officiel de l’état-major général, l’incident s’est produit « en plein vol le samedi 25 avril 2026 », au point zéro de Minembwe, dans les Hauts Plateaux du territoire de Fizi, au Sud-Kivu.

D’après l’armée congolaise, l’appareil, identifié comme un drone de type UAV de l’armée rwandaise, menait « une mission offensive dirigée contre les positions des Forces armées de la République démocratique du Congo et contre les populations civiles ». Une opération jugée inacceptable par Kinshasa, qui y voit une atteinte directe à sa souveraineté.

Dans son communiqué, les FARDC dénoncent « une violation manifeste de l’espace aérien national » ainsi qu’« une agression caractérisée contre la République démocratique du Congo ». L’armée évoque également « une nouvelle tentative de déstabilisation dans une zone sous haute vigilance opérationnelle », marquant ainsi la gravité de l’incident dans une région déjà fragilisée par les conflits armés.

L’état-major congolais replace cet épisode dans une dynamique plus large de tensions régionales. Il rappelle qu’au lendemain de la rencontre de Montreux, en Suisse, les positions de Mikenge et de Kakenge, ainsi que les populations civiles de la zone de Point Zéro, avaient déjà été la cible « de tirs et bombardements menés par l’armée rwandaise et ses supplétifs ». Une répétition des actes hostiles qui, selon Kinshasa, « démontre une volonté persistante de remise en cause des engagements pris dans le cadre des initiatives de désescalade ».

Les autorités militaires congolaises pointent directement la responsabilité de Kigali dans la détérioration de la situation sécuritaire dans l’est du pays. Elles « dénoncent avec fermeté cette énième violation des engagements sécuritaires, notamment ceux intervenus à Montreux », et « tiennent l’armée rwandaise et ses supplétifs de l’AFC/M23 pour responsables de toute détérioration de la situation sécuritaire dans cette zone ».

Face à cette situation, les FARDC assurent maintenir un niveau élevé de préparation opérationnelle. Elles affirment leur « pleine capacité de surveillance, de riposte et de défense de l’intégrité territoriale nationale ». L’armée congolaise indique également demeurer « mobilisée pour protéger les populations, sécuriser les positions tenues et neutraliser toute menace contre la nation ».

Infos27

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