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31 octobre, 2026 - 15:13:47
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Guerre au Moyen-Orient : un fiasco stratégique pour les États-Unis

Alors que la trêve reste fragile, les États-Unis et l’Iran se rapprochent d’un accord temporaire visant à mettre fin à leur conflit, ont indiqué, jeudi 7 mai dernier, plusieurs sources et responsables américains. Soixante-quatorze jours après, l’évolution de cette guerre démontre que Les États-Unis sortent du conflit sans avoir rien obtenu. C’est la preuve qu’une supériorité militaire ne signifie pas une supériorité politique. Un rapport secret de la CIA a d’ailleurs révélé l’échec de la stratégie de Donald Trump en Iran. 

Donald Trump souffle le chaud et le froid sur l’Iran, oscillant entre menaces de chaos et retrait naval. Mais la réalité est cinglante, un rapport secret de la CIA révèle que Téhéran est loin d’être à genoux. Le temps est devenu l’allié des Iraniens. Ce qui contraste fortement avec les déclarations initiales de Donald Trump qui promettait de « ramener l’Iran à l’âge de pierre ». Finalement, Téhéran semble avoir démontré sa capacité de résistance et de nuisance.

Dès lors, plusieurs questions s’imposent : les États-Unis ont-ils réellement atteint leur objectif, la guerre au Moyen-Orient étant devenue un problème de politique intérieure ? Qui sort gagnant de cette guerre ? Et surtout ce cessez-le-feu peut-il réellement tenir dans la durée ?

Car au-delà du terrain militaire, les conséquences sont déjà visibles : risque de crise économique mondiale, affaiblissement de la crédibilité américaine, tensions au sein de l’OTAN…

Le temps joue contre les États-Unis

Donald Trump se déchaine. Un jour, il promet un étau total contre l’Iran ; le lendemain, il s’extasie sur sa plateforme Truth Social en racontant que les missiles iraniens tombent en mer « comme des papillons ». Entre annulations d’opérations navales et menaces de bombardements, le président américain semble privilégier le chaos à la stratégie.

Et Téhéran reste étonnamment calme. Les Iraniens ont compris une vérité que Washington feint d’ignorer : le temps ne joue plus en faveur de la Maison Blanche.

C’est ce que révèle un rapport secret de la CIA, qui a été divulgué sur le « Washington Post » et qui a fait l’effet d’une bombe à Washington la semaine dernière. Cette analyse démolit pratiquement point par point la rhétorique guerrière publique de Donald Trump. Alors que le président donne depuis des jours l’impression que l’Iran est presque vaincu militairement, les services secrets américains parviennent à une autre conclusion : le régime est affaibli, mais loin d’être à bout.

Selon la CIA, l’Iran disposerait encore de 70% de son arsenal de missiles et des trois quarts de ses rampes de lancement mobiles. Point particulièrement préoccupant : selon le rapport, l’Iran aurait « largement remis en état » ses dépôts souterrains de missiles et serait déjà en mesure, dans certains cas, de réparer les missiles endommagés ou d’en assembler de nouveaux. Un responsable américain a même déclaré au journal que la situation était « loin d’être aussi catastrophique que certains le prétendent ».

L’agence américaine estime également que l’Iran pourrait tenir le coup face au blocus américain pendant au moins trois à quatre mois. Peut-être plus. Le pétrole est stocké temporairement sur des pétroliers. De nouvelles routes de contrebande via l’Asie centrale sont déjà en train de voir le jour. L’Iran réduit même sciemment la production de certains champs pétroliers afin de maintenir l’infrastructure en état de fonctionnement à long terme. Le pays mise sur le fait que Washington finira par céder en premier.

Pour Donald Trump, la guerre devient un problème de politique intérieure

Donald Trump a besoin de victoires rapides. Au lieu de cela, il se retrouve avec une envolée des prix du pétrole, des marchés nerveux et de plus en plus de doutes quant à sa stratégie. Le détroit d’Ormuz reste une poudrière. Donald Trump, qui avait promis à ses électeurs une baisse des prix de l’essence, se retrouve soudain en position de président des pompes à essence hors de prix.

Et les élections de mi-mandat approchent. De nombreux républicains s’inquiètent. La base électorale de Donald Trump ne voulait pas d’une nouvelle guerre au Moyen-Orient, et encore moins d’une guerre d’usure sans objectif clair.

Le chancelier allemand