En lançant, ce jeudi 11 décembre à Kinshasa, l’atelier national de vulgarisation du Régime commercial simplifié (RECOS), la République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape dans l’application de l’Accord sur la facilitation des échanges de l’Organisation mondiale du commerce, ratifié en juillet. Sous l’impulsion du ministre du commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, le gouvernement veut transformer cet instrument technique en levier concret de croissance pour les petits commerçants transfrontaliers, premiers acteurs de l’économie réelle aux frontières. La présence de cinq ministres provinciaux, des services publics spécialisés et de représentants d’associations de commerçants traduit la volonté de replacer les opérations d’import-export au cœur d’une diplomatie économique assumée, portée par la présidence Congolaise.
La République démocratique du Congo a renforcé jeudi 11 décembre son ancrage dans les mécanismes modernes du commerce international. Quelques mois après la ratification de l’Accord sur la facilitation des échanges (AFE) de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le ministre du commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a ouvert à Kinshasa un atelier national consacré à la vulgarisation du Régime commercial simplifié (RECOS), dispositif destiné à alléger les procédures douanières et administratives pour les petits opérateurs économiques aux frontières.
Autour de lui, cinq ministres provinciaux : Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri, Haut-Katanga et Lualaba, ont rejoint les services spécialisés (DGDA, OCC, DGM) et des délégations de petits commerçants pour deux journées de formation sur les règles actualisées. L’objectif : réduire les délais, clarifier les procédures et généraliser la dématérialisation des démarches d’importation, d’exportation et de transit.
« Le commerce transfrontalier n’est pas un secteur marginal, il irrigue notre économie et renforce notre souveraineté », a rappelé le ministre. Pour Julien Paluku, le RECOS ne constitue pas seulement une amélioration technique ; il s’inscrit dans une stratégie plus large impulsée par le chef de l’État, Félix Tshisekedi. Celle-ci repose sur quatre piliers : diversification de l’économie, expansion des marchés, développement des chaînes de valeur et modernisation des infrastructures.
Le ministre a également souligné le rôle croissant des partenariats conclus avec les institutions internationales spécialisées, dont le Cadre intégré renforcé de l’OMC, la CNUCED et le Centre du commerce international. « Ces retombées concrètes de la ratification de l’AFE ouvrent la voie à une transformation durable de nos échanges », a-t-il affirmé.
Sur le terrain, l’initiative reçoit un accueil favorable. Michel Djamba Longomo, coordonnateur des associations des petits commerçants transfrontaliers, s’est félicité de la démarche, y voyant « un signal fort envoyé aux acteurs économiques de base ».
Appuyé techniquement et financièrement par TradeMark Africa, avec un financement de l’Union européenne et du Royaume-Uni, l’atelier entend harmoniser les pratiques entre Kinshasa et les provinces, et rapprocher l’administration des réalités quotidiennes des commerçants souvent confrontés à des tracasseries persistantes.
Au moment où les échanges régionaux deviennent un enjeu stratégique majeur dans les Grands Lacs et au-delà, le gouvernement affirme vouloir transformer la facilitation commerciale en vecteur de stabilité et de développement. Une ambition qui, cette fois, se double d’un déploiement opérationnel jusque dans les postes frontaliers.
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