L’accès à l’eau potable devient une urgence humanitaire dans plusieurs localités du littoral du lac Albert, en territoire de Djugu, dans la province de l’Ituri. Les habitants des villages de Joo et Café, situés dans la chefferie des Bahema Nord, dénoncent une pénurie persistante qui prive depuis plusieurs mois les populations et les structures sanitaires d’approvisionnement en eau. Face à la multiplication des risques de maladies hydriques et aux difficultés quotidiennes des familles, les communautés locales lancent un appel pressant aux autorités et aux partenaires humanitaires pour une intervention rapide destinée à sécuriser l’accès à cette ressource vitale.
Les communautés vivant sur le littoral du lac Albert, dans la chefferie des Bahema Nord en territoire de Djugu, province de l’Ituri, ont lancé jeudi une alerte humanitaire face à une pénurie persistante d’eau potable qui affecte plusieurs villages de la zone de santé de Tchomia.
Selon les habitants, cette crise dure depuis plusieurs mois et touche particulièrement les localités de Joo et Café, où les populations vivent désormais sans approvisionnement régulier en eau potable.
Privées d’infrastructures adéquates et de points d’eau sécurisés, de nombreuses familles sont contraintes de se rabattre sur des sources d’eau non protégées, exposant ainsi les habitants à des risques sanitaires importants.
Dans cette partie du territoire de Djugu, les populations dénoncent une situation devenue critique, notamment en raison de la forte exposition aux maladies hydriques liées à la consommation d’eau insalubre.
Les structures sanitaires locales figurent également parmi les secteurs les plus affectés par cette pénurie. Plusieurs centres de santé de la zone éprouvent désormais des difficultés à assurer correctement certains soins de base faute d’approvisionnement en eau.
Sur place, les habitants décrivent un quotidien marqué par les longues distances parcourues pour trouver de l’eau utilisable, souvent dans des conditions jugées précaires.
Les femmes, les enfants et les personnes âgées apparaissent comme les catégories les plus vulnérables face à cette crise humanitaire qui continue de s’aggraver dans les villages riverains du lac Albert.
Dans les communautés concernées, plusieurs habitants estiment que l’absence prolongée d’accès à l’eau potable menace directement les conditions sanitaires et la sécurité des populations locales.
Face à cette situation, les leaders communautaires insistent sur le caractère vital de l’accès à l’eau et considèrent cette pénurie comme une urgence humanitaire nécessitant une réponse immédiate des autorités et des partenaires humanitaires.
Les populations demandent notamment l’installation rapide de points d’eau sécurisés capables de desservir durablement les villages touchés.
Elles appellent également à une mobilisation urgente afin d’éviter une aggravation de la situation sanitaire dans cette zone déjà fragilisée par plusieurs crises sécuritaires et humanitaires au cours des dernières années.
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