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14 mai, 2026 - 17:57:52
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Kasaï Central : le gouvernement et la Banque mondiale évaluent les résultats du Programme national de développement agricole

Le Programme national de développement agricole (PNDA) entre dans une phase décisive au Kasaï Central. En mission à Kananga depuis le 9 mai, une délégation conjointe du gouvernement congolais et de la Banque mondiale évalue les avancées du projet lancé il y a près de quatre ans pour soutenir la production agricole et renforcer la sécurité alimentaire dans la province. Entre visites des champs communautaires, échanges avec les autorités provinciales et plaintes des agriculteurs sur les retards de semences et le manque d’équipements, cette mission de suivi doit permettre d’identifier les acquis, les difficultés persistantes et les ajustements nécessaires avant l’échéance finale du programme prévue en 2027.

Le gouvernement congolais et la Banque mondiale ont engagé une mission d’évaluation du Programme national de développement agricole (PNDA) dans la province du Kasaï Central, près de quatre ans après le lancement de ce vaste projet destiné à renforcer la production agricole et la sécurité alimentaire dans cette région du centre de la République démocratique du Congo.

Depuis le samedi 9 mai 2026, une délégation mixte composée de représentants du gouvernement central et de la Banque mondiale séjourne à Kananga afin d’évaluer les avancées enregistrées dans la mise en œuvre du programme ainsi que les difficultés rencontrées sur le terrain.
Avant le début des descentes dans les sites agricoles, les membres de cette mission ont été reçus mercredi 13 mai par le gouverneur du Kasaï Central, Joseph-Moise Kambulu Nkonko.
Les échanges ont principalement porté sur l’état d’exécution des activités prévues dans le cadre du PNDA, les résultats déjà obtenus dans les territoires bénéficiaires ainsi que les défis qui continuent de ralentir certaines opérations.

Au cours de cette rencontre, l’autorité provinciale a exprimé sa volonté d’accélérer la mise en œuvre du programme afin de permettre au Kasaï Central de réduire le retard observé dans certaines activités agricoles prévues depuis le lancement du projet.
Conduite notamment par le secrétaire général à l’Agriculture, Benjamin Tuyirambe, la mission Gouvernement–Banque mondiale doit également préparer la dernière phase du programme, dont l’échéance est fixée à 2027.

« Nous sommes là pour voir ce qui a été réalisé et où nous en sommes actuellement. Il y a des résultats, mais aussi des inquiétudes. Nous voulons nous assurer que les activités programmées au Kasaï Central puissent être exécutées à plus de 90 % d’ici la fin du projet », a déclaré Benjamin Tuyirambe.
Après cette audience avec le gouverneur, la délégation s’est rendue sur plusieurs sites agricoles communautaires dans les villages de Mbumba et Nkonko Tshiela afin d’évaluer les activités réalisées dans le cadre des campagnes agricoles de la saison 2025.

Sur place, les représentants du gouvernement et de la Banque mondiale ont visité différents champs de multiplication de cultures vivrières, notamment le manioc, le soja, le niébé ainsi que d’autres spéculations agricoles destinées à améliorer les rendements des exploitations locales.
Ces sites fonctionnent sous le modèle des « champs écoles paysans », un dispositif destiné à former les agriculteurs aux nouvelles techniques culturales tout en améliorant les capacités de production des communautés rurales.

Selon les responsables du programme, les récoltes dans ces champs interviennent généralement après un cycle de production d’environ 90 jours.

À Mbumba, les équipes du PNDA ont également organisé des séances de sensibilisation consacrées à la reproduction et à la conservation des semences afin de permettre aux cultivateurs de maintenir durablement les acquis du projet après la fin du financement.

Malgré les avancées enregistrées, plusieurs agriculteurs rencontrés dans les villages visités ont toutefois exprimé leurs préoccupations concernant les retards dans l’acheminement des semences.
Selon plusieurs bénéficiaires, les intrants agricoles arrivent souvent tardivement par rapport au calendrier des saisons culturales, réduisant ainsi les performances attendues des exploitations communautaires.
Les cultivateurs ont également dénoncé le manque d’équipements adaptés pour les travaux agricoles, citant notamment l’insuffisance de bottes, salopettes, houes, bêches et machettes nécessaires à l’entretien des champs.

Face à ces difficultés, les responsables du PNDA ont assuré vouloir rechercher des solutions afin d’améliorer les conditions de travail des agriculteurs et renforcer l’efficacité opérationnelle du programme.
De son côté, le représentant de la Banque mondiale impliqué dans le projet a insisté sur l’importance de l’appropriation communautaire du programme par les populations bénéficiaires.
Selon lui, la réussite du PNDA dépend essentiellement de sa capacité à améliorer durablement les conditions de vie des ménages ruraux à travers l’augmentation de la production agricole et le renforcement de la sécurité alimentaire dans les zones concernées.

Stony Mulumba, correspondant à Kananga

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