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Kinshasa
18 mai, 2026 - 00:51:33
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Raïssa Malu clôture la formation des inspecteurs sur l’enseignement du Genocost dans les écoles

Le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté veut inscrire durablement la mémoire du Genocost dans l’enseignement congolais. À Kinshasa, la ministre d’État Raïssa Malu a clôturé un atelier de formation destiné aux inspecteurs scolaires sur l’intégration de cette thématique dans les curricula éducatifs. Pendant huit jours, les participants ont travaillé sur la justice transitionnelle, le récit des massacres commis en RDC et le plaidoyer pour leur reconnaissance internationale. Pour les autorités éducatives, cette démarche vise à renforcer la conscience historique des élèves et à faire de l’école un espace de transmission de la mémoire nationale et de promotion de la dignité humaine.

Le gouvernement congolais poursuit son projet d’intégration de la thématique du Genocost dans le système éducatif national. Samedi 16 mai, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a présidé la cérémonie de clôture de l’atelier de formation des inspecteurs consacré à cette question mémorielle.

Organisée sous l’impulsion du Ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, cette session de formation avait pour objectif de préparer les inspecteurs à l’intégration progressive du Genocost dans les curricula scolaires en République démocratique du Congo.

Pendant huit jours, les participants ont été formés sur plusieurs thématiques liées à la mémoire collective, à la justice transitionnelle ainsi qu’au récit des violences massives perpétrées sur le territoire congolais.

À travers cette initiative, les autorités éducatives entendent renforcer la transmission de l’histoire nationale auprès des jeunes générations et promouvoir une culture de conscience citoyenne fondée sur la mémoire des drames vécus par le pays.

Justice transitionnelle et reconnaissance du Genocost

Les travaux ont également porté sur le plaidoyer autour de la reconnaissance du Genocost, concept utilisé pour désigner les massacres et violences de masse commis en République démocratique du Congo au cours des différentes décennies de conflits armés.

Selon les organisateurs, cette approche pédagogique vise à permettre aux futurs apprenants de mieux comprendre les enjeux historiques, humains et politiques liés aux conflits ayant touché le pays.

Le ministère considère que l’école doit désormais jouer un rôle central dans la préservation de la mémoire collective et dans la prévention des violences futures.

« Nous sommes l’Éducation nationale : nous préparons l’avenir de nos enfants, nous construisons la nation », a rappelé le ministère à l’issue de la cérémonie de clôture.

Les modules développés au cours de cette formation ont notamment abordé les notions de justice transitionnelle, de réparation symbolique, de résilience collective et de responsabilité citoyenne.

Former une génération consciente de l’histoire du pays

Pour le Ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, l’introduction de cette thématique dans les programmes scolaires répond à une volonté de renforcer l’éducation civique et patriotique des élèves.

Les autorités estiment que la connaissance des tragédies ayant marqué l’histoire contemporaine de la RDC constitue un levier important pour consolider la cohésion nationale et promouvoir les valeurs de paix.

Dans cette perspective, les inspecteurs formés seront chargés d’accompagner l’appropriation des contenus pédagogiques par les enseignants dans les établissements scolaires.

L’initiative s’inscrit également dans une dynamique plus large de valorisation de la mémoire nationale à travers les institutions publiques, les milieux académiques et les programmes éducatifs.

L’éducation à la mémoire au cœur de la citoyenneté

À travers cet atelier, le gouvernement veut faire de l’éducation à la mémoire un pilier de la formation citoyenne en RDC.

Le ministère de l’Éducation nationale considère que l’enseignement du Genocost doit contribuer à développer chez les élèves une conscience historique plus affirmée ainsi qu’un attachement aux principes de dignité humaine, de justice et de respect des droits fondamentaux.

Cette orientation traduit aussi la volonté des autorités de structurer un récit national autour des souffrances vécues par les populations congolaises durant les années de conflits.

Dans un pays encore marqué par les violences armées dans certaines régions de l’Est, les autorités éducatives estiment que la transmission de cette mémoire constitue désormais un enjeu stratégique pour la construction de la paix et de la citoyenneté.

Infos27

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