Face à la progression de l’épidémie d’Ebola dans l’Est de la République démocratique du Congo et en Ouganda, les États-Unis annoncent un renforcement majeur de leur soutien sanitaire et humanitaire. Mercredi, l’ambassade américaine à Kinshasa a confirmé le déploiement de jusqu’à 50 cliniques de traitement d’urgence destinées à renforcer la prise en charge des patients et les capacités de confinement dans les zones affectées. Cette mobilisation intervient alors que la RDC fait face à sa 17ᵉ épidémie d’Ebola, officiellement déclarée le 15 mai dans la province de l’Ituri, où les structures sanitaires subissent déjà une forte pression.
Les États-Unis vont intensifier leur soutien à la lutte contre l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo et en Ouganda à travers le déploiement de dizaines de structures médicales d’urgence dans les zones affectées.
L’annonce a été faite mercredi par Garret Wilkerson, qui a confirmé l’engagement américain en faveur du renforcement des capacités sanitaires dans les régions touchées par le virus.
« Les États-Unis s’engagent à soutenir rapidement la lutte contre l’épidémie d’Ebola en fournissant jusqu’à 50 cliniques de traitement ainsi que les ressources associées aux opérations de première ligne dans la région touchée par Ebola en RDC et en Ouganda », a déclaré Garret Wilkerson.
Cette nouvelle assistance intervient alors que les autorités congolaises multiplient les mesures de riposte face à la résurgence du virus dans la province de l’Ituri, au nord-est du pays.
Des structures d’urgence pour renforcer le confinement
Selon les autorités américaines, les nouvelles cliniques permettront de renforcer les capacités de prise en charge médicale et de limiter les risques de propagation de la maladie dans les communautés exposées.
Garret Wilkerson a précisé que ces installations seront utilisées pour les opérations de dépistage, de triage, d’isolement et de traitement des patients.
« Ces cliniques rapidement déployées permettront à nos partenaires chargés de la mise en œuvre d’offrir des soins et des périmètres de confinement autour des zones touchées », a-t-il expliqué.
Les structures d’urgence devront également contribuer à réduire la saturation des centres de traitement déjà confrontés à une forte augmentation des besoins sanitaires dans certaines localités de l’Ituri.
Depuis plusieurs jours, des organisations humanitaires alertent sur les difficultés de prise en charge dans certaines zones affectées par l’épidémie.
L’Ituri sous forte pression sanitaire
La RDC fait actuellement face à sa 17ᵉ épidémie d’Ebola, déclarée officiellement le 15 mai dans la province de l’Ituri.
Cette province, déjà fragilisée par l’insécurité et les déplacements de populations, concentre une grande partie des opérations sanitaires engagées contre la maladie.
Les autorités congolaises ont placé le pays en état d’alerte sanitaire renforcée afin d’éviter une propagation incontrôlée du virus dans les provinces orientales.
Les dispositifs de surveillance épidémiologique, les campagnes de sensibilisation et les capacités de dépistage ont été intensifiés ces derniers jours avec l’appui des partenaires internationaux.
Cependant, les acteurs sanitaires restent confrontés à plusieurs défis, notamment l’accès limité à certaines zones, la saturation des centres de traitement et les risques de transmission communautaire.
Au-delà du soutien logistique et médical, Washington insiste sur la nécessité d’une mobilisation internationale rapide face à l’évolution de la situation sanitaire dans la région des Grands Lacs.
« Cet engagement financier des États-Unis permettra d’accélérer la fourniture de soins médicaux de première ligne, d’une aide humanitaire vitale et de capacités essentielles de lutte contre l’épidémie », a déclaré Garret Wilkerson.
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