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24 mai, 2026 - 20:05:46
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Félix Tshisekedi exige l’accélération de la réforme forestière

Face aux enjeux climatiques mondiaux et à la pression croissante des partenaires internationaux, le président Félix Tshisekedi a ordonné au Gouvernement congolais d’accélérer la finalisation et l’adoption de la nouvelle politique forestière nationale. Au cœur des priorités : l’alignement avec les engagements climatiques internationaux, la protection des communautés locales, la gouvernance des concessions forestières et la crédibilité environnementale de la RDC. Lors du 90ᵉ Conseil des ministres, le chef de l’État a rappelé que les forêts, les tourbières et les minerais stratégiques placent le pays au centre des équilibres climatiques mondiaux et renforcent son statut de « pays-solution ».

Le président Félix Tshisekedi a demandé au Gouvernement d’accélérer la finalisation et l’adoption de la nouvelle politique forestière nationale, dans un contexte où la République démocratique du Congo cherche à consolider sa place dans les négociations climatiques internationales et à renforcer sa crédibilité environnementale.

L’instruction présidentielle a été rendue publique lors de la lecture du compte rendu du 90ᵉ Conseil des ministres par le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa, samedi à la télévision nationale.

« À cet effet, le Président de la République a instruit le Gouvernement d’accélérer la finalisation et l’adoption de la nouvelle politique forestière nationale, en veillant à son alignement avec la stratégie climatique ainsi qu’avec nos engagements internationaux », a déclaré Augustin Kibassa.

Cette nouvelle orientation politique intervient alors que la RDC, qui abrite la deuxième plus grande forêt tropicale du monde après l’Amazonie, cherche à faire reconnaître davantage son rôle stratégique dans la lutte mondiale contre le changement climatique.

Une réforme centrée sur le climat et les communautés locales

Selon le compte rendu du Conseil des ministres, le ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du climat a été chargé de présenter rapidement une feuille de route interministérielle destinée à rendre opérationnelle cette nouvelle politique forestière.

Le Gouvernement devra notamment intégrer plusieurs priorités jugées sensibles, parmi lesquelles les synergies avec l’initiative du Couloir vert Kivu-Kinshasa, l’accélération des concessions forestières attribuées aux communautés locales, ainsi que le renforcement des mécanismes de surveillance environnementale.

« Il lui faudra aussi présenter une nouvelle politique intégrant notamment les synergies avec l’initiative Couloir vert Kivu-Kinshasa, l’accélération des concessions forestières des communautés locales, l’effectivité du consentement libre, préalable et éclairé, ainsi que le renforcement des mécanismes de surveillance et de sauvegarde environnementale », a précisé Augustin Kibassa.

À travers cette réforme, les autorités congolaises veulent également répondre aux critiques récurrentes sur la gouvernance des ressources forestières et sur les difficultés liées à la protection des populations vivant dans les zones concernées par les projets environnementaux et miniers.

La RDC revendique son statut de « pays-solution »

Au cours du Conseil des ministres, le président Tshisekedi a insisté sur le rôle central que joue la RDC dans les équilibres climatiques mondiaux grâce à ses ressources naturelles exceptionnelles.

« Avec ses forêts tropicales, ses tourbières, ses ressources hydriques exceptionnelles, sa biodiversité unique, ainsi que son potentiel considérable en minerais critiques indispensables à la transition énergétique mondiale, notre pays occupe une place centrale dans les équilibres climatiques mondiaux », a affirmé le chef de l’État.

Pour le président congolais, cette situation impose à la RDC une responsabilité particulière dans la gouvernance environnementale mondiale. Il a estimé que le pays devait pleinement assumer son rôle de « pays-solution » à travers une gouvernance basée sur « la transparence, la redevabilité et le respect des communautés locales ».

Le chef de l’État a également rappelé que les enjeux forestiers dépassent désormais la seule question écologique. Selon lui, ils concernent directement l’économie, l’agriculture, l’énergie, les infrastructures et même la souveraineté nationale.

« Cette dynamique appelle désormais un engagement clair. Nous devons nous concentrer sur l’économie, l’agriculture, les infrastructures, l’énergie, l’aménagement du territoire, les finances et l’intérieur », a-t-il soutenu.

La gouvernance forestière au cœur des financements climatiques

Le président Tshisekedi a enfin insisté sur l’importance stratégique de la gouvernance forestière pour attirer les financements internationaux destinés à la lutte contre le changement climatique.

« L’amélioration de notre gouvernance forestière constitue désormais une condition essentielle à la mobilisation des financements climatiques, des investissements responsables ainsi que des mécanismes internationaux liés au carbone », a-t-il déclaré.

Pour les autorités congolaises, la réforme en préparation doit permettre à la RDC de rassurer ses partenaires internationaux sur les garanties environnementales, sociales et institutionnelles exigées dans les mécanismes de financement climatique.

Un rapport sur l’état d’avancement du processus est attendu dans un délai de trente jours, selon les conclusions du Conseil des ministres.

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