La lutte contre la vie chère entre dans une nouvelle phase dans le Haut-Katanga. Le gouvernement congolais a lancé samedi à Lubumbashi la vente subventionnée de la farine de maïs, une mesure destinée à alléger les dépenses des ménages confrontés à la hausse persistante des prix des denrées alimentaires. Mise en œuvre par le ministère de l’Économie nationale à travers le Fonds de régulation économique (FOREC) et en partenariat avec les producteurs locaux, l’initiative permet désormais aux consommateurs d’acquérir un sac de farine à 32.500 francs congolais, bien en dessous des prix habituellement pratiqués sur le marché. Les autorités promettent un contrôle renforcé pour prévenir la fraude et la spéculation.
La vente subventionnée de la farine de maïs a officiellement débuté samedi à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, à l’initiative du ministère de l’Économie nationale, à travers le Fonds de régulation économique (FOREC), dans le cadre du programme gouvernemental de régulation du marché intérieur.
La cérémonie de lancement s’est déroulée au marché Mzée, l’un des trois sites retenus pour cette première phase du programme. Cette opération intervient quelques jours après la signature d’un protocole d’accord entre le FOREC et les producteurs locaux appelés à participer à ce mécanisme de soutien à la consommation.
Selon le ministère de l’Économie nationale, cette mesure s’inscrit dans la mise en œuvre des engagements du Président de la République, Félix Tshisekedi, visant à améliorer le pouvoir d’achat des populations et à atténuer les effets de la vie chère.
Pour cette première étape, trois points de distribution ont été identifiés et confiés à l’entreprise Agro-Industrielle du Congo (AGRICO SA). Il s’agit du site Mapendo au marché Mzée, de la minoterie située sur la route de Kinsevere ainsi que du point de vente de la ferme Terra, localisée dans le village Lubanda sur la route Kasenga.
Une réponse aux préoccupations sociales des ménages
Procédant au lancement officiel des opérations, le directeur de cabinet du ministre provincial de l’Économie, Transport et Commerce, Jean Jacques Madianga, a présenté cette initiative comme une réponse concrète aux difficultés rencontrées par de nombreuses familles.
« Cette initiative s’inscrit pleinement dans la vision du Chef de l’État visant l’amélioration des conditions de vie de la population. Bien qu’elle soit pilotée par le ministère de l’Économie nationale, sa mise en œuvre au niveau provincial bénéficie de l’accompagnement du gouvernement provincial sous l’impulsion du Gouverneur de province », a-t-il déclaré.
Le responsable provincial a également insisté sur la nécessité de préserver le caractère social du programme grâce à un dispositif de contrôle rigoureux.
« Nous travaillons en étroite collaboration avec le FOREC afin d’empêcher tout détournement de cette mesure sociale par des achats massifs destinés à la revente à des prix excessifs », a-t-il ajouté.
Le FOREC annonce une intervention progressive
Intervenant au nom du Fonds de régulation économique, Barak Moma a expliqué que cette subvention à la consommation constitue avant tout une mesure conjoncturelle destinée à répondre à la crise actuelle d’approvisionnement et à réduire les pressions sur le budget des ménages.
« Le Gouvernement a opté pour une intervention progressive, fondée sur l’appui aux producteurs locaux ciblés, notamment AGRICO SA, avant de déployer d’autres mécanismes structurels de régulation orientés vers une subvention à la production », a-t-il indiqué.
Selon lui, cette approche vise à soutenir simultanément la consommation et la production nationale afin de renforcer durablement la disponibilité de la farine de maïs sur le marché intérieur.
Un sac de farine vendu à 32.500 francs congolais
L’un des principaux avantages de cette mesure réside dans la réduction significative du prix de vente au consommateur.

Le directeur des ressources humaines et administratives d’AGRICO SA, Didier Kamba, a précisé que la contribution financière du gouvernement permet désormais à la population d’accéder à un produit de première nécessité à un coût réduit.
« Grâce à la prise en charge partielle du coût par le Gouvernement congolais à travers le ministère de l’Économie nationale, la population peut désormais acquérir un sac de farine au prix subventionné de 32.500 francs congolais, contre un prix généralement supérieur à 40.000 francs congolais sur le marché », a-t-il expliqué.
Afin de garantir une distribution équitable, les autorités ont fixé une limite de deux sacs par ménage. Un système de traçabilité reposant sur des codes QR a également été mis en place afin de suivre les opérations de vente et d’empêcher les fraudes ou les détournements.
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