La République démocratique du Congo accélère son offensive sur le marché mondial du cacao. Réuni vendredi sous la présidence de Félix Tshisekedi, le Conseil des ministres a été informé de la signature par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, du nouvel Accord international sur le cacao conclu à Abidjan sous l’égide de l’Organisation internationale du cacao (ICCO). Quatrième pays signataire parmi les États exportateurs, la RDC se positionne dans une réforme majeure de la gouvernance mondiale de la filière, fondée sur la durabilité, la traçabilité et la transformation locale. À travers cet engagement, Kinshasa affiche une ambition de long terme : porter sa production à un million de tonnes de cacao dans les dix prochaines années et faire de cette culture un levier de diversification économique.
La signature du nouvel Accord international sur le cacao par la République démocratique du Congo a figuré parmi les principales informations présentées lors de la 92ᵉ réunion du Conseil des ministres tenue vendredi 12 juin à la Cité de l’Union africaine sous la présidence du Chef de l’État, Félix Tshisekedi.
À cette occasion, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a informé le gouvernement de la conclusion officielle de cet accord le 2 juin dernier à Abidjan, en Côte d’Ivoire, dans les locaux de l’Organisation internationale du cacao (ICCO).
Selon le ministre, la RDC devient le quatrième pays à signer ce nouveau texte parmi les vingt-trois États composant le groupe des pays exportateurs de cacao.
Cette adhésion intervient dans un contexte de transformation profonde du marché mondial du cacao, marqué par des exigences accrues en matière de durabilité, de transparence des chaînes d’approvisionnement et de valorisation locale des matières premières.
Un accord axé sur la durabilité et la valeur ajoutée
D’après la note présentée au Conseil des ministres, le nouvel accord introduit plusieurs innovations destinées à renforcer la résilience et la compétitivité de la filière cacaoyère mondiale.
Parmi les principales avancées figurent la promotion d’un revenu vital garanti pour les producteurs et exportateurs, l’intégration des principes de durabilité environnementale, le renforcement des mécanismes de traçabilité ainsi que l’encouragement de la transformation locale du cacao dans les pays producteurs.
Le texte consacre également une durée indéterminée de l’accord, une évolution jugée stratégique pour offrir davantage de stabilité à la filière face aux fluctuations des marchés internationaux et aux crises qui affectent régulièrement le secteur.
Faire du cacao un moteur de diversification économique
Au-delà de la signature de l’accord, le ministre du Commerce extérieur a présenté au Conseil des ministres les perspectives de développement de la filière cacao en République démocratique du Congo.
Le gouvernement ambitionne de porter la production nationale à un million de tonnes dans un horizon de dix ans, tout en renforçant les capacités locales de transformation.
Cette stratégie vise à réduire la dépendance du pays aux exportations de matières premières brutes et à favoriser l’émergence de chaînes de valeur créatrices d’emplois et de richesses sur le territoire national.
Dans cette perspective, l’accent est mis sur l’amélioration de la productivité, l’accompagnement des producteurs, la modernisation des techniques culturales ainsi que l’attraction des investissements dans les activités de transformation industrielle.
Le cacao figure parmi les cultures identifiées comme porteuses en raison de la demande mondiale croissante et des vastes potentialités agricoles dont dispose le pays.
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