Mieux contrôler la circulation des armes, sécuriser les stocks nationaux et réduire les risques d’alimentation des groupes armés. Tels sont les objectifs de la campagne nationale de marquage des armes lancée lundi à Kinshasa par le gouvernement congolais dans le cadre du projet « Désarmer les conflits en RDC ». Représentant le Vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, le directeur de cabinet adjoint Élie Nkumbi a présenté cette initiative comme un instrument stratégique de traçabilité et de prévention du trafic illicite. Les autorités entendent ainsi renforcer le contrôle des armes légères et de petit calibre, considérées comme l’un des principaux facteurs d’insécurité dans plusieurs régions du pays.
Le gouvernement de la République démocratique du Congo a officiellement lancé, lundi à Kinshasa, la campagne nationale de marquage des armes, une opération destinée à renforcer le contrôle des armes légères et de petit calibre en circulation sur le territoire national et à soutenir les efforts de stabilisation du pays.
La cérémonie s’est déroulée sous l’autorité du ministère de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières. Représentant le Vice-Premier ministre Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, le directeur de cabinet adjoint, Élie Nkumbi wa Nkumbi, a procédé au lancement officiel de cette campagne mise en œuvre dans le cadre du projet « Désarmer les conflits en RDC ».
Cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre, un phénomène régulièrement identifié comme l’un des facteurs alimentant l’insécurité, la criminalité organisée et les conflits armés dans plusieurs provinces du pays.
Un outil de contrôle et de traçabilité
Selon les autorités, le marquage constitue un mécanisme essentiel permettant d’identifier chaque arme de manière unique et permanente.
Grâce à cette opération, les services compétents disposeront d’un système de traçabilité renforcé permettant de suivre le parcours des armes, depuis leur acquisition jusqu’à leur affectation au sein des différents services de sécurité.
« Cette initiative vise à renforcer la traçabilité des armes, sécuriser les stocks nationaux, lutter contre le trafic illicite et prévenir leur détournement au profit des réseaux criminels et des groupes armés », a déclaré Élie Nkumbi au nom du Vice-Premier ministre de l’Intérieur.
Les autorités estiment que l’absence de mécanismes rigoureux d’identification favorise les risques de pertes, de détournements ou de circulation incontrôlée des armes, avec des conséquences directes sur la sécurité des populations.
Le marquage permettra également d’améliorer la gestion des arsenaux nationaux et de faciliter les opérations de contrôle menées par les services compétents.
À travers cette campagne, le gouvernement réaffirme sa volonté de renforcer les mécanismes de prévention de la violence armée et de consolider l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national.
Les armes légères et de petit calibre demeurent au cœur de nombreuses crises sécuritaires observées dans plusieurs régions du pays, notamment dans l’Est, où l’activisme des groupes armés continue de constituer une menace pour les populations civiles.
Pour les autorités, le contrôle rigoureux des armes constitue un préalable indispensable à la réduction des violences, à la restauration de l’ordre public et à la consolidation des efforts de paix engagés à travers le pays.
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