Après près de quinze années d’interruption, le transport ferroviaire urbain reprend progressivement à Kinshasa. À l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a effectué, mardi 30 juin, le trajet inaugural entre la Gare centrale et l’aéroport international de N’djili, marquant la relance d’une ligne de 25 kilomètres appelée à transformer la mobilité dans la capitale. Ce projet vise à réduire les embouteillages, offrir une alternative de transport à coût accessible, restaurer les emprises ferroviaires occupées illégalement et préparer l’extension du réseau vers l’ouest de la ville, avec une reprise du trafic commercial attendue dans moins de trois semaines.
Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a officiellement relancé, mardi, la desserte ferroviaire urbaine entre la Gare centrale de Kinshasa et l’aéroport international de N’djili, mettant fin à près de quinze années d’interruption de ce service stratégique. Cette remise en circulation constitue une étape importante dans la modernisation des infrastructures de transport de la capitale et dans la recherche de solutions durables à la congestion routière.
À bord du train inaugural, le Chef de l’État a parcouru les 25 kilomètres séparant la Gare centrale de l’aéroport de N’djili, donnant ainsi le signal de la renaissance du transport ferroviaire urbain dans une ville confrontée quotidiennement à d’importants embouteillages.
Cette relance intervient dans le cadre d’une politique de réhabilitation des infrastructures publiques destinée à améliorer les conditions de mobilité des habitants de Kinshasa et à renforcer les capacités de transport collectif.
Une réponse aux défis de mobilité de la capitale
La remise en service de cette ligne ferroviaire répond à plusieurs défis structurels auxquels fait face Kinshasa. Les autorités misent notamment sur une réduction significative de la pression exercée sur le réseau routier, régulièrement paralysé par des embouteillages.
Le projet ambitionne également d’améliorer le pouvoir d’achat des usagers grâce à une offre tarifaire stable et accessible, tout en diversifiant les moyens de transport disponibles dans la capitale.
Autre objectif poursuivi : la restauration du domaine public ferroviaire par la libération des emprises occupées illégalement au fil des années, condition jugée essentielle pour assurer un fonctionnement durable et sécurisé du réseau.
Selon les projections présentées à cette occasion, la durée du trajet entre la Gare centrale et l’aéroport international de N’djili devrait être réduite de 20 à 30 minutes, offrant ainsi un gain de temps appréciable aux voyageurs.
Une extension annoncée vers l’ouest de Kinshasa
À l’issue du trajet inaugural, le Président Félix Tshisekedi a exprimé sa volonté d’étendre le trafic ferroviaire urbain à la partie ouest de la capitale, en reliant la Gare centrale à la place Kintambo Magasin.
« Le trafic ferroviaire devrait également s’étendre à la partie Ouest de la capitale, entre la Gare centrale et la place Kintambo Magasin », a indiqué le Chef de l’État.
Cette perspective traduit l’ambition des pouvoirs publics de faire du rail un véritable levier de mobilité urbaine et un complément durable au transport routier.
Les autorités ont annoncé que l’exploitation quotidienne de la ligne pourrait débuter dans moins de trois semaines, ouvrant ainsi une nouvelle phase pour le transport public à Kinshasa, où le train est appelé à redevenir un moyen de déplacement régulier au service de la population.
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