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2 juillet, 2026 - 19:45:59
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Julien Paluku plaide pour une Quatrième République après le discours de Tshisekedi

Le débat sur l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo se poursuit. Au lendemain du discours du président Félix Tshisekedi à l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, s’est prononcé en faveur de l’avènement d’une Quatrième République. Il estime que cette évolution constitue une nécessité historique, une opportunité politique et une urgence pour renforcer la gouvernance et consolider l’État.

Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a exprimé son soutien à l’instauration d’une Quatrième République en République démocratique du Congo, au lendemain du discours du président Félix Tshisekedi prononcé à l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance. De retour d’une mission internationale consacrée à la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), il affirme avoir suivi avec une « attention particulière » l’allocution du chef de l’État, qui l’a conduit à partager sa réflexion sur l’évolution des institutions du pays.

Selon lui, le débat sur une nouvelle République ne relève pas d’une simple réforme juridique, mais d’un choix stratégique pour l’avenir de la nation.

« Le passage à la Quatrième République n’est pas un simple exercice juridique. C’est une exigence historique dictée par notre révolution nationale », a-t-il déclaré.

Tourner la page de la transition

Julien Paluku considère que la Constitution actuelle porte encore l’empreinte du contexte de sortie de guerre dans lequel elle a été élaborée. À ses yeux, elle répondait avant tout à la nécessité de stabiliser le pays après les conflits.

« Nous avons vécu depuis 2001 dans un régime de transition permanent, conçu pour stabiliser une paix précaire plutôt que pour bâtir une puissance souveraine », a-t-il soutenu.
Le ministre estime que le moment est venu de « solder l’héritage de la transition » afin de passer d’une culture du compromis provisoire à un État de droit durable.

Corriger les faiblesses institutionnelles

Pour le membre du gouvernement, les crises institutionnelles, les conflits de compétences et les blocages administratifs enregistrés au cours des deux dernières décennies constituent autant d’enseignements devant guider une nouvelle architecture institutionnelle.

« La Quatrième République est l’opportunité de corriger ces erreurs en institutionnalisant ce qui a marché et en éliminant les pesanteurs qui ont freiné notre décollage économique », a-t-il affirmé.
Il appelle ainsi à tirer les leçons de l’expérience acquise afin de bâtir des institutions plus efficaces et mieux adaptées aux défis du développement.

Julien Paluku estime également que les dimensions géographiques de la RDC imposent un exécutif doté d’outils de gouvernance plus performants.
Selon lui, un pays de plus de 2,3 millions de kilomètres carrés ne peut être administré avec des mécanismes institutionnels qui, à ses yeux, diluent l’autorité de l’État.

Le ministre plaide enfin pour un débat dépassionné sur cette question. Il invite les acteurs politiques à « dépersonnaliser » les discussions afin de privilégier l’intérêt général plutôt que les considérations liées aux individus.

« Il ne suffit pas d’écouter les opinions ; il faut les confronter au crible de l’intérêt général », a-t-il conclu, estimant que la Quatrième République doit être envisagée comme un projet de modernisation institutionnelle au service du développement et de la souveraineté de la RDC.

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