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10 mars, 2026 - 22:10:02
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Le PCA Ewanga et le DG Mukendi pilotent le redressement. Congo Airways : un Airbus A320 baptisé « Étienne Tshisekedi » pour relancer les vols

Congo Airways a réceptionné à Kinshasa un Airbus A320 de 168 sièges, baptisé « Étienne Tshisekedi », prélude à la reprise imminente des vols. Au-delà du symbole, la direction assume une feuille de route claire : restaurer la régularité des opérations et regagner la confiance des passagers. Le PCA Jean Bertrand Ewanga et le directeur général Alexandre Mukendi mettent en avant discipline de gestion, stabilité technique et satisfaction client. Soutenu par le gouvernement, le transporteur national veut redevenir un outil d’intégration économique dans un pays-continent. Le programme des dessertes doit être dévoilé prochainement.

La relance prend forme sur le tarmac.

À l’Aéroport international de N’Djili, Congo Airways a réceptionné, samedi 31 janvier, un Airbus A320 flambant neuf. L’appareil, configuré pour 168 passagers, porte un nom chargé de mémoire : « Étienne Tshisekedi ». Pour la compagnie nationale, c’est un signal de redémarrage. Pour ses dirigeants, un test de crédibilité.

Le conseil d’administration et la direction générale affichent une même ligne : remettre la compagnie en vol durablement. Le PCA, Jean Bertrand Ewanga, a salué l’appui des autorités et insisté sur la discipline interne. « Merci pour votre souci, vos conseils et orientations pour que Congo Airways soit debout », a-t-il déclaré, soulignant la « rigueur » attendue pour assurer la relance.

Même tonalité chez le directeur général, Alexandre Mukendi. L’A320, explique-t-il, est le gage d’« un travail accompli » et « un outil destiné à garantir la stabilité des opérations ». La priorité, ajoute-t-il, est claire : « la satisfaction du client ».

Capacité accrue, réseau élargi

Sur le plan opérationnel, l’arrivée d’un monocouloir moderne change l’échelle. Avec 168 sièges, l’A320 permet d’augmenter les fréquences domestiques et d’envisager des lignes régionales à plus forte densité. La compagnie s’était déjà renforcée en décembre avec un Embraer E-190 de 90 places. Deux acquisitions en un mois : la séquence est assumée comme méthodique.

Pour Paul Djungu, représentant du vice-Premier ministre des Transports, l’avion est un « catalyseur d’intégration ». Dans un pays vaste et enclavé par endroits, la connectivité aérienne reste un levier clé : mobilité des personnes, fluidité des affaires, attractivité des provinces.

Gouvernance et rentabilité en ligne de mire

Reste l’essentiel : transformer l’actif en performance. Un avion immobilisé coûte cher ; un avion rempli crée de la valeur. La direction promet une gestion « rigoureuse et responsable », une optimisation des rotations et une maintenance maîtrisée. Le programme des vols sera annoncé « très prochainement ».

Au-delà du symbole, la relance de Congo Airways s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation des infrastructures. Chaque nouvelle desserte peut irriguer le tourisme, la logistique, l’hôtellerie. L’effet d’entraînement est connu : un vol supplémentaire génère une chaîne d’activités.

La compagnie joue donc gros. Le pari est simple : fiabilité, ponctualité, service. Si la promesse est tenue, « Étienne Tshisekedi » ne sera pas qu’un nom sur une carlingue. Il deviendra le premier jalon d’un retour durable dans le ciel congolais.

Infos27

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