Le maintien du moratoire sur l’octroi de nouvelles concessions forestières industrielles en République démocratique du Congo suscite une réaction favorable des organisations environnementales. Tout en saluant la décision annoncée par la ministre Marie Nyange, elles demandent au gouvernement de la consolider par des garanties institutionnelles et de préserver durablement les droits des communautés ainsi que les écosystèmes du Bassin du Congo.
Les organisations environnementales ont exprimé leur satisfaction à la suite de la confirmation du maintien du moratoire sur les nouvelles concessions forestières industrielles en République démocratique du Congo. Dans un communiqué consulté lundi par l’ACP, elles estiment que cette décision constitue une avancée majeure pour la protection des forêts du Bassin du Congo, tout en appelant le gouvernement à inscrire cet engagement dans un cadre juridique durable.
Pour ces organisations, la position réaffirmée par la ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du Climat, Marie Nyange, marque une reconnaissance de l’importance stratégique du moratoire dans la préservation des ressources forestières, de la biodiversité et des droits des populations locales.
« Nous saluons cette prise de position de Madame la ministre. Elle constitue un signal fort en faveur de la protection des forêts du Bassin du Congo et une reconnaissance de l’importance du moratoire pour préserver les droits des communautés, la biodiversité et la stabilité climatique. Cette annonce représente une première victoire de notre plaidoyer collectif », a déclaré Bonaventure Bondo, chargé de campagne Forêts à Greenpeace Afrique, cité dans le communiqué.
Un appel à des garanties durables
Au-delà de cette annonce, les organisations environnementales souhaitent que le gouvernement transforme cet engagement politique en mesures concrètes. Elles demandent notamment que la révision en cours du Code forestier exclue toute disposition susceptible de permettre une levée du moratoire.
« Nous encourageons désormais le gouvernement à traduire cet engagement politique en garanties institutionnelles solides, afin que le moratoire et les droits des communautés restent des piliers durables de la gouvernance forestière en RDC », souligne le communiqué.
Les signataires réaffirment également leur disponibilité à poursuivre un dialogue avec les autorités afin de promouvoir une gestion durable des ressources forestières.
« La coalition reste disponible pour un dialogue constructif avec le gouvernement afin de faire des forêts du Bassin du Congo un modèle mondial de gouvernance durable, de justice climatique et de développement fondé sur les droits », ajoute la même source.
La confirmation du maintien du moratoire a été faite le 7 juillet dernier par la ministre Marie Nyange lors d’un briefing spécial diffusé sur la Radio-télévision nationale congolaise (RTNC). Cette décision intervient dans un contexte où les forêts du Bassin du Congo occupent une place centrale dans les stratégies de lutte contre le changement climatique et de préservation de la biodiversité mondiale.
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