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15 septembre, 2026 - 22:02:20
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Un an du Gouvernement Suminwa II : Yolande Elebe, le pari de la puissance culturelle congolaise

Un an après l’installation du Gouvernement Suminwa II, le ministère de la Culture, Arts et Patrimoine veut inscrire son action dans une ambition plus large : faire de la culture un véritable levier de puissance et de rayonnement pour la République démocratique du Congo. Sous la conduite de Yolande Elebe, plusieurs chantiers ont été engagés, de la structuration du secteur à la protection du patrimoine, en passant par la promotion de la création congolaise à l’international. L’adoption de la première Politique culturelle nationale, la création du Centre national du cinéma, l’ouverture du Musée de la Rumba congolaise et la présence de la RDC aux grandes biennales artistiques ont marqué cette première année. En parallèle, le ministère a engagé une réflexion sur la professionnalisation des acteurs, les droits d’auteur et le développement des industries culturelles et créatives. L’objectif affiché est désormais de transformer ce potentiel culturel en un véritable instrument d’identité, d’attractivité et d’influence pour le pays.

Avec le Gouvernement Suminwa II, la culture congolaise a connu une première année marquée par plusieurs réformes et initiatives destinées à mieux structurer le secteur, protéger le patrimoine et renforcer le rayonnement de la RDC. L’une des principales avancées a été l’adoption de la première Politique culturelle nationale de la RDC. Ce document a constitué un cadre de référence pour mieux organiser un secteur longtemps confronté à des difficultés institutionnelles. Il a notamment ouvert la voie à la mise en œuvre du Statut de l’artiste.

Le ministère a également poursuivi l’identification des artistes dans les provinces afin de mieux connaître le paysage culturel national et de préparer la planification des infrastructures, notamment les Maisons de la culture.

Protéger le patrimoine

La protection du patrimoine a figuré parmi les priorités. Un arrêté a été adopté pour assurer la sauvegarde du tissu Kuba, considéré comme un élément emblématique du patrimoine culturel congolais. Le ministère a aussi créé le Centre national du cinéma, avec l’ambition de contribuer à la structuration de l’industrie cinématographique.

La valorisation de la mémoire culturelle s’est concrétisée avec l’ouverture du Musée de la Rumba congolaise, installé dans l’ancienne résidence de Papa Wemba. Ce lieu doit conserver les traces de l’histoire de cette musique, inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Des objets et archives confiés par des artistes ont également enrichi ses collections.

Accroître le rayonnement

Le ministère a parallèlement renforcé la présence de la RDC dans les grands rendez-vous culturels. La nouvelle Politique culturelle nationale a été présentée lors de Mondiacult Afrique, tandis que Kinshasa a relancé les démarches relatives au Centre international des civilisations bantoues (CICIBA).

La RDC a participé à la Biennale de Venise à travers un pavillon consacré aux artistes plasticiens congolais et a été désignée pays d’honneur à la Biennale de Dakar. Pour le ministère, ces plateformes ont constitué des occasions de promouvoir les créateurs congolais et de renforcer la visibilité internationale de la production artistique nationale.

Cette dynamique a été menée en complémentarité avec le ministère des Sports et Loisirs, notamment à travers les distinctions honorifiques annoncées en faveur de figures de la musique, des arts et du sport.

Vers une économie culturelle

L’action du ministère a enfin porté sur la professionnalisation et la formalisation des acteurs culturels, ainsi que sur leur accès aux marchés. Une réforme de la législation sur les droits d’auteur a été envisagée afin de tenir compte des transformations liées au numérique et de rapprocher le dispositif congolais des standards internationaux.

Après une année, l’action de Yolande Elebe ma Ndembo s’est ainsi articulée autour de trois priorités : structurer le secteur culturel, préserver le patrimoine et renforcer la présence de la création congolaise à l’international. Le gouvernement entend désormais consolider cette orientation afin de faire de la culture un instrument d’identité, de développement économique et de diplomatie d’influence.

Infos27

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