715 cas confirmés, dont près de 490 décès : tel est le nouveau bilan de l’épidémie d’Ebola dans les zones de santé de Katwa et Butembo, au Nord-Kivu, au 14 septembre 2026. Avec 487 cas et 333 décès, Katwa demeure l’épicentre de la maladie dans cette partie de la province. La surveillance de 1 936 contacts et la mobilisation communautaire se poursuivent pour tenter de freiner la transmission.
L’épidémie d’Ebola continue de faire peser une forte pression sur les zones de santé de Katwa et de Butembo, au Nord-Kivu. Les dernières données rendues publiques lundi 14 septembre 2026 font état de 715 cas confirmés cumulés dans ces deux zones, dont près de 490 décès. Katwa concentre à elle seule 487 cas, parmi lesquels 333 personnes sont décédées, contre 228 cas et 157 décès à Butembo.
La situation demeure particulièrement préoccupante à Katwa, où la transmission reste active. Au cours des trois dernières semaines, la zone de santé a enregistré 204 nouvelles infections, ayant entraîné 131 décès. La 36ᵉ semaine épidémiologique s’est notamment soldée par 71 nouveaux cas. Huit autres cas confirmés ont été annoncés lundi matin, témoignant de la persistance de la circulation du virus.
Face à cette situation, les équipes de riposte poursuivent la surveillance des personnes ayant été en contact avec des cas confirmés. Quelque 1 936 contacts sont actuellement suivis dans la zone de santé de Katwa, avec un taux de suivi estimé à 85 %.
Malgré ce bilan lourd, des guérisons sont également enregistrées. Depuis le début de l’épidémie, 78 patients ont été déclarés guéris, dont 59 à Katwa. À ce jour, 39 cas actifs sont pris en charge au Centre de traitement Ebola (CTE) de Katwa.
La maladie touche également le personnel de santé. Seize soignants ont été contaminés depuis le début de l’épidémie, parmi lesquels trois sont décédés, ce qui souligne les risques auxquels restent exposés les agents engagés dans la riposte.
Dans ce contexte, le médecin chef de la zone de santé de Katwa, Jean Mukoko Kambale, appelle la population à redoubler de vigilance. Il encourage notamment le respect des mesures d’hygiène, le signalement rapide de tout cas suspect et la collaboration avec les équipes chargées de la surveillance.
Pour les autorités sanitaires, la mobilisation communautaire demeure déterminante pour interrompre les chaînes de transmission. La participation de la population est ainsi présentée comme un élément essentiel pour limiter la propagation du virus et protéger les familles dans les zones affectées.
Justin Mupanya, correspondant au Nord-Kivu

