La lutte contre la fraude minière prend une nouvelle dimension dans le sud-est de la République démocratique du Congo. À la suite d’importantes saisies opérées sur plusieurs sites du Lualaba et du Haut-Katanga, le ministre d’État à la Justice, Guillaume Ngefa, a ordonné l’ouverture d’enquêtes judiciaires pour établir les responsabilités pénales. Plus de 500 camions et engins, ainsi que plusieurs milliers de tonnes de cuivre et de cobalt, sont concernés par ces opérations qui mettent à l’épreuve la détermination du gouvernement à protéger les ressources nationales.
Le gouvernement entend donner une suite judiciaire aux opérations de contrôle menées contre les activités minières présumées frauduleuses dans les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga. Dans un communiqué officiel daté du 2 novembre 2026, le ministère de la Justice annonce que le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a instruit le Procureur général près la Cour de cassation d’ouvrir des enquêtes judiciaires à la suite des saisies réalisées sur plusieurs sites miniers, notamment à Menda.
Cette décision fait suite au rapport d’une mission interservices ayant mobilisé des éléments de la Police nationale congolaise, des Forces armées de la RDC, des magistrats militaires et des experts du ministère des Mines. La mission a fait état d’importantes saisies de matériels roulants et de minerais, révélant l’ampleur des opérations suspectées d’irrégularités.
L’ouverture des enquêtes vise à établir précisément les faits, identifier les personnes éventuellement impliquées et déterminer les responsabilités pénales avant d’en tirer toutes les conséquences judiciaires.
Selon les informations communiquées par le ministère de la Justice, les opérations ont permis la saisie de plus de 500 camions et autres engins, ainsi que de plusieurs milliers de tonnes de cuivre et de cobalt. Les faits rapportés sont susceptibles de relever principalement de la fraude minière, de l’exploitation illégale des ressources minérales et de la contrebande minière.
Le communiqué précise toutefois que les investigations devront également examiner toute autre infraction connexe susceptible d’être mise en évidence. Cette démarche devra notamment permettre de déterminer les circuits d’exploitation, de transport et d’éventuelle commercialisation des minerais concernés, ainsi que les responsabilités des différents intervenants.
La souveraineté économique au cœur de la démarche
À travers cette instruction judiciaire, Guillaume Ngefa réaffirme la volonté des autorités de renforcer la lutte contre les pratiques qui privent l’État de revenus issus de ses ressources naturelles. Le ministre d’État inscrit cette action dans une exigence de souveraineté économique et de protection des intérêts nationaux.
« La lutte contre la fraude minière et l’exploitation illégale de nos ressources naturelles constitue une exigence de souveraineté et de protection des intérêts économiques de la Nation. Elle s’inscrit dans l’engagement ferme du Président de la République, Chef de l’État », a-t-il déclaré.
Au-delà des saisies, l’enjeu est désormais judiciaire : établir les responsabilités, a

