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23 septembre, 2026 - 02:53:56
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Souveraineté de la RDC : Le cri d’alerte des ambassadeurs francophones à Kinshasa

En cette Journée internationale de la Francophonie, un message de fermeté s’est élevé depuis Kinshasa. Le Groupe des ambassadeurs francophones en RDC a réaffirmé, dans une déclaration sans équivoque, son attachement à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du pays, alors que l’Est est ravagé par une agression soutenue. Face à l’offensive du M23 appuyée par le Rwanda et aux drames humanitaires qui s’accumulent, les diplomates exigent un retrait immédiat des forces rebelles et un engagement effectif en faveur de la paix. Mais au-delà des discours, la Francophonie est-elle prête à agir ?

Alors que le monde célèbre la Journée internationale de la Francophonie, jeudi 20 mars, un signal fort a été envoyé depuis Kinshasa par le Groupe des ambassadeurs francophones (GAF) en RDC. Leur déclaration réaffirme l’attachement de la communauté francophone à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo, confrontée à une agression manifeste.

Le poids de cette prise de position est d’autant plus significatif qu’elle survient dans un contexte d’intensification des hostilités dans l’Est du pays, où le mouvement du 23 mars (M23), avec le soutien avéré du Rwanda, a déclenché une offensive d’une ampleur inédite. La chute de Goma et de Bukavu, respectivement le 28 janvier et le 14 février dernier, a mis en lumière l’ampleur de la menace qui pèse sur la RDC, et par ricochet, sur l’équilibre régional des Grands Lacs.

Le GAF, au nom des nations qu’il représente, ne se contente pas de mots. Il exige le retrait immédiat du M23 des territoires occupés, la fin du soutien étranger aux groupes armés et la cessation des violations massives des droits humains. La situation humanitaire, marquée par des violences sexuelles systématiques et le recrutement forcé d’enfants soldats, ne peut laisser indifférent.

Dans un élan de responsabilité, les ambassadeurs francophones appellent à la mise en place d’un cessez-le-feu et à l’ouverture de pourparlers entre Kinshasa et Kigali, sous l’égide des processus de Luanda et de Nairobi. Ils réitèrent leur soutien aux initiatives diplomatiques de la SADC, de l’EAC et de l’Angola, qui s’efforcent de ramener la stabilité dans une région trop longtemps ensanglantée.

Toutefois, ces appels à la paix ne doivent pas masquer une réalité criante : sans une condamnation explicite et des sanctions fermes à l’encontre des acteurs responsables de cette déstabilisation, la RDC continuera de subir l’érosion de sa souveraineté. La Francophonie, en tant qu’espace de solidarité et de valeurs partagées, a le devoir d’aller au-delà des discours. Il est impératif que les gouvernements de l’espace francophone traduisent leurs engagements en actes concrets, notamment en luttant contre l’exploitation illégale des ressources naturelles qui finance les conflits et en renforçant les mécanismes de traçabilité au niveau régional.

Le cri d’alarme lancé ce 20 mars ne doit pas rester lettre morte. Il engage la communauté internationale à une vigilance accrue et à une action immédiate. La RDC, pilier de la Francophonie et terre d’une résilience admirable, ne saurait être abandonnée à la logique du fait accompli. L’histoire jugera ceux qui, aujourd’hui, auront su prendre position avec courage ou se seront retranchés dans une complicité silencieuse.

Infos27

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