Le gouvernement congolais entend donner un nouvel élan aux exportations agricoles. Vendredi 6 juin, le ministre du commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a officiellement réceptionné le document stratégique RDC-EXPORT, remis par le directeur général de l’Agence nationale pour la promotion des exportations (ANAPEX).
Fruit d’un travail d’analyse approfondi, ce document dresse un état des lieux des tendances d’exportation, des zones et périodes de production, ainsi que des flux commerciaux des principaux produits agricoles du pays : café, cacao, huile de palme, manioc, maïs, ananas. Il ambitionne de devenir un levier pour attirer les investissements dans un secteur clé pour la diversification économique de la République démocratique du Congo (RDC).
« Cet outil doit servir à mieux orienter les politiques publiques et à mobiliser l’ensemble des acteurs autour d’un objectif commun : positionner les produits congolais sur les marchés internationaux », a souligné Julien Paluku. Le ministre a également insisté sur la nécessité de vulgariser ce document auprès des ministères concernés, en particulier ceux de l’agriculture et du développement rural, et de renforcer la coordination avec les opérateurs économiques.
L’enjeu est de taille : il s’agit de permettre à la RDC de tirer pleinement parti des opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), mais aussi d’accroître sa présence sur les marchés américain, européen, asiatique et africain.
Le ministre du commerce extérieur a par ailleurs chargé l’ANAPEX, décrite comme un véritable outil d’intelligence économique au service du gouvernement, d’inclure dans son programme une formation des producteurs et des exportateurs congolais aux règles du commerce international. Cette démarche vise à renforcer leurs capacités, afin qu’ils puissent bénéficier des mécanismes de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et conquérir de nouveaux débouchés.
Le document RDC-EXPORT est désormais appelé à jouer un rôle structurant : il servira de référence pour les producteurs, les exportateurs, les partenaires techniques et financiers, mais aussi pour l’ensemble de l’appareil gouvernemental, dans la perspective de dynamiser les exportations agricoles et de réduire la dépendance du pays aux matières premières extractives.
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