Alors que Joseph Kabila s’enfonce dans une conspiration désormais démasquée, en foulant aux pieds l’intérêt national pour renouer avec ses alliés de Kigali, le camp de la patrie resserre les rangs. Face aux velléités de balkanisation de la République démocratique du Congo, nourries depuis dix-huit ans par un régime marqué par les dérives et le rejet populaire mais toujours à la manœuvre, les forces patriotiques font bloc. Parmi elles, Jean-Bertrand Ewanga s’est levé avec vigueur, saluant publiquement le ralliement courageux de Martin Fayulu à la cause nationale. Dans un entretien exclusif avec Infos27, l’ancien député a dénoncé les manœuvres obscures de Kabila, tout en appelant à l’unité autour du président Félix Tshisekedi pour défendre l’intégrité du territoire. Une voix forte au cœur d’une mobilisation historique, qui refuse toute compromission avec les architectes du chaos. À l’heure où les masques tombent, le front patriotique entend barrer la route à ceux qui voudraient sceller l’avenir du pays dans le sang et la division.
Face à ceux qui veulent sceller l’avenir de la République démocratique du Congo dans le sang versé sur les collines de l’Est, les patriotes congolais, rassemblés au sein du camp de la patrie, dressent un front inébranlable pour défendre la souveraineté nationale et l’intégrité du territoire. Parmi eux, Jean-Bertrand Ewanga, qui, dans un message publié sur son compte X, a exprimé un soutien appuyé à l’opposant Martin Fayulu, lequel a appelé à un sursaut national aux côtés du président Félix Tshisekedi. “Mes sincères félicitations et soutiens au président Martin Fayulu pour son élan patriotique incontesté de vouloir nous mobiliser tous autour du Président de la République, Félix Tshisekedi, pour sauver notre pays du plan odieux de balkanisation”, a-t-il écrit.
Un message fort, au moment où l’ancien président de la République, Joseph Kabila, dans une démarche aussi obscure qu’indigne, a choisi de se rendre à Goma en passant par le Rwanda, au mépris des sensibilités nationales et de l’histoire récente. Jean-Bertrand Ewanga a réagi avec fermeté : “Aujourd’hui, aucune préoccupation ne saurait justifier la présence du président honoraire Joseph Kabila à Goma via le Rwanda, sous couvert de venir pour la paix ! Non, il s’agit plutôt de parachever la balkanisation déjà planifiée durant les dix-huit années de son règne”, dénonce-t-il.
Le masque de Joseph Kabila tombe
Pour le camp de la patrie, les intentions de Kabila ne font plus mystère. Le combat diplomatique mené par le président Tshisekedi, l’unité grandissante des forces patriotiques et le soutien populaire sapent le terrain des conspirateurs. « Il se rend compte que la force diplomatique du président de la République et le soutien inconditionnel du peuple congolais sont des atouts contre toute conspiration contre la République », souligne Ewanga.
Dans un contexte où les combattants du M23, appuyés par le régime de Kigali, continuent de semer la terreur à l’Est, le retour scénique de Kabila, sous le parrainage de ses partenaires de toujours, n’est perçu que comme une tentative désespérée de sauver un projet de démembrement régional. « Ce qu’il ignore, c’est que Félix Tshisekedi n’est pas Mobutu en 1997. Face au bloc ennemi de l’AFDC-réunifié, le bloc patriotique que nous constituons allons l’emporter, car l’heure est celle d’une nouvelle histoire », poursuit Ewanga.
Un large front patriotique se dessine
En saluant la position courageuse de Martin Fayulu, Ewanga tend la main à toutes les forces sincèrement engagées dans la défense de l’intégrité du territoire national. C’est un signal politique fort : l’heure n’est plus aux querelles partisanes, mais à l’unité face au péril.
Le député honoraire et actuellement président du Conseil d’administration de Congo Airways, appelle à la mobilisation générale : « Lumumba est mort pour la patrie. Mobutu a défendu la patrie. Mzee Kabila est mort pour la patrie. Et aujourd’hui, rangeons-nous tous derrière Félix Tshisekedi pour défendre la patrie », plaide-t-il avec gravité.
Quant aux initiatives de l’Église, Ewanga se montre lucide : « L’Église a un parti pris. Déjà par le passé, elle n’a pas pu trouver des solutions aux problèmes politiques : la Conférence nationale souveraine a été un échec, le dialogue de la Cenco, rappelez-vous, la suite… »
Jean-Bertrand Ewanga parle d’expérience
Lui-même a payé un lourd tribut sous le régime Kabila : condamné à un an de prison ferme pour avoir dénoncé les dérives constitutionnelles d’un pouvoir finissant. « Une véritable parodie de justice », selon ses proches. L’homme n’a rien oublié.
Aujourd’hui, face aux manœuvres d’un ancien président qui semble avoir oublié son devoir de réserve, Ewanga appelle à la vigilance : « Aucun homme n’est immuable. Il est temps de mettre de côté tout ce qui nous divise pour regarder dans la même direction. Car la patrie, c’est l’héritage de nos pères, c’est notre bien commun et c’est notre avenir, l’avenir de nos enfants », rappelle-t-il avec insistance.
Un message d’unité pour l’avenir
Le message du député honoraire rejoint celui de Martin Fayulu et d’une large frange de la société civile, unanime sur l’essentiel : il n’y a pas de paix sans souveraineté nationale, et aucune compromission n’est acceptable avec ceux qui ont bâti leur carrière sur l’affaiblissement de l’État congolais.
À l’heure où certains rêvent d’un remake de 1997, le camp de la patrie fait front. Sa détermination est claire : « Nous devons léguer un pays debout et non sous occupation de l’ennemi », conclut Ewanga.
Le message est limpide. Et l’histoire, cette fois, ne repassera pas les plats.
Infos27

