L’accord de Washington marque un tournant historique. Il met à nu les manœuvres dilatoires de Paul Kagame et de son régime prédateur, tout en balisant la voie vers une paix enfin structurée. En tant qu’analyste politique, je tiens à affirmer que cet accord enterre définitivement le prétexte des FDLR, longtemps agité pour justifier l’agression rwandaise. Il reconnaît les responsabilités, impose des mécanismes de contrôle, et respecte la Constitution congolaise. C’est un texte fort, salvateur, et conforme aux intérêts de la RDC. Toute tentative de le délégitimer revient à conforter l’impunité du régime criminel de Kigali.
Cet accord de Washington met à genoux Paul Kagame et ses complices malgré les stratégies multiples et multipliées. Les États-Unis sont déterminés pour la mise en œuvre de cet accord.
Le non-respect de cet accord par le micro-État prédateur rwandais sera pire et la fin du régime criminel de Kigali, car nous ne serons pas dans la logique après accord égal avant accord.
L’épineuse question des FDLR est un problème rwando-rwandais, il faut le dialogue inter-rwandais pour résoudre ce conflit.
Depuis l’avènement des FDLR en RDC, le micro-État prédateur rwandais justifie ses razzias en répétition en RDC au nom des mesures défensives du Rwanda et de la prévention du génocide.
En réalité, il s’agit bel et bien de la prédation des ressources des minerais stratégiques congolais et d’une tentative d’annexion du territoire du Congo au Rwanda, suite au surpeuplement rwandais.
Plusieurs rapports des Nations Unies confirment les attrape-nigauds du Rwanda sur la présence des FDLR pour renverser le régime de Kigali.
Dans le cas d’espèce, les FDLR ne constituent pas une menace sérieuse et n’ont pas la capacité de nuisance du régime sanguinaire de Kigali, car il y a eu les opérations militaires entre la RDC et le Rwanda, avec l’appui de la MONUSCO, pour neutraliser les FDLR, notamment UMOJA WETU et KIMIA 1 et 2 (2009), AMANI LEO (2010), AMANI KAMILIFU (2012) et SOKOLA (2015).
Parmi les FDLR, ceux qui sont disséminés à travers le monde se trouvent dans un état de sénilité et sans ardeur juvénile.
Et aucune source internationale ne confirme le complot ourdi contre le Rwanda par les FDLR.
Curieusement, le micro-État prédateur rwandais se sert du bouclier et de la carapace diplomatique des FDLR et du génocide de 1994.
Il s’agit d’une stratégie sournoise pour piller nos minerais stratégiques, car le micro-État prédateur rwandais est classé parmi les États exploitant des minerais (coltan, étain, or…) et signe des accords de vente de minerais, alors que le Rwanda est un État dépourvu naturellement de minerais.
Le micro-État rwandais a donné l’image d’un État victime de génocide pour masquer sa prédation et ses groupes armés montés de toutes pièces (AFDL, RCD, M23, M23 Bis, M23 Bis/AFC).
Les rapports des Nations Unies confirment l’implication directe du régime sanguinaire et dictatorial rwandais.
Certes, les victimes réelles de cette agression sont des Congolaises, non les Rwandais. Trop de sangs coulés et plusieurs millions de morts, selon l’ONU, ayant entraîné des conséquences lourdes sur le plan social, économique, judiciaire, et en déstabilisant les institutions congolaises.
Tous les acteurs nationaux et internationaux sérieux savent que le micro-État prédateur rwandais évoque à tort et à travers la présence des FDLR pour maquiller ses ambitions économiques et géostratégiques.
Le micro-État prédateur rwandais avait occupé toutes les zones des FDLR lors des rébellions de l’AFDL, RCD, M23, actuellement M23 Bis/AFC, sans les avoir neutralisés.
L’accord de Washington reconnaît et tient compte de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies et du processus de Luanda du 41 février 2025 dans son préambule et au point 5.
Concernant la piste des solutions sur la neutralisation des prétendues FDLR, l’accord de Washington a tenu compte du processus de Luanda inhérent au plan harmonisé de neutralisation des FDLR, et le comité de surveillance conjointe (Union africaine, USA, Qatar, États parties) peut arbitrer et trancher tout litige.
C’est un accord qui se complète avec d’autres processus de paix, tels que la résolution 2773 qui ordonne le retrait immédiat des troupes rwandaises, le processus de Luanda, etc.
Il ne s’agit pas de la nullité, ni du bradage de la résolution 2773, comme pensent certains compatriotes.
C’est vraiment un accord salvateur qui ne favorise pas l’infiltration (institutions publiques, armée congolaise, police, etc.) et l’impunité des crimes commis en RDC.
Les questions qui se posent sont celles de savoir : Faut-il l’autorisation de l’Assemblée nationale pour ratifier cet accord ? Cet accord est-il conforme à la Constitution ?
Conformément à la Constitution congolaise, à son article 213, l’Assemblée nationale est soumise au régime de l’information, non d’autorisation, pour la ratification des accords ou des traités.
En plus, il existe deux systèmes : moniste et dualiste. La RDC fait partie du système moniste (article 215 de la Constitution), qui exige l’incorporation automatique dès la ratification. Ce sont les pays francophones (France, Cameroun, RDC, etc.) qui utilisent le système moniste, contrairement au système dualiste utilisé par les pays anglophones (Royaume-Uni, Afrique du Sud, Tanzanie, Zambie, etc.) qui exigent l’autorisation préalable de ratification par l’Assemblée nationale.
En bref, cet accord de Washington est conforme à la Constitution.
Ntumba Bettens
Analyste politique.

