Le gouvernement Suminwa 2 est officiellement en place, incarnant un subtil équilibre entre continuité et renouveau. Composé de 53 membres alliant expérience confirmée et sang neuf, cet exécutif reflète la confiance renouvelée du président Félix Antoine Tshisekedi en sa Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Forte d’une première année marquée par des résultats concrets, notamment la résilience économique en dépit des tensions sécuritaires, elle s’engage à poursuivre sans relâche la mise en œuvre du programme gouvernemental. Ce remaniement, qui ouvre davantage la porte à l’opposition et à la société civile, témoigne d’une volonté claire de cohérence et d’efficacité, avec des ajustements structurels majeurs et des nominations stratégiques, pour faire face aux défis complexes auxquels la RDC est confrontée.
C’est officiel : le gouvernement Suminwa 2, tant attendu, est désormais en place. Composé de 53 membres — parmi lesquels six vice-premiers ministres, douze ministres d’État, vingt-quatre ministres, cinq ministres délégués et six vice-ministres — cet exécutif allie expérience, expertise et sang neuf. La Première ministre Judith Suminwa Tuluka, économiste de formation et première femme à diriger le gouvernement congolais, a exprimé sa profonde gratitude au président Félix Antoine Tshisekedi pour la confiance renouvelée.
Forte de résultats tangibles obtenus durant sa première année à la tête de l’exécutif, la cheffe du gouvernement s’est engagée à poursuivre la mise en œuvre du Programme d’actions du Gouvernement, fidèlement aligné sur la vision du président. Sous son leadership, la RDC a renforcé la résilience de son économie malgré les défis sécuritaires majeurs dans l’Est, notamment l’occupation rwandaise de plusieurs localités.
La nouvelle équipe gouvernementale reflète cette volonté de stabilité tout en insufflant un souffle de renouveau. Plus de 60 % des membres du précédent gouvernement sont reconduits, certains à leur poste, d’autres dans des portefeuilles différents. Cette continuité est considérée comme un gage d’efficacité et de cohérence dans la conduite des réformes.
Parallèlement, le gouvernement s’ouvre plus largement à l’opposition et à la société civile, respectant une promesse clé de la Première ministre. La grande surprise de ce remaniement est l’entrée d’Adolphe Muzito Fumutshi, ancien Premier ministre et figure de l’opposition, nommé vice-Premier ministre chargé du Budget, poste qu’il occupa entre 2007 et 2008. À ses côtés, Floribert Anzuluni Mavatiku, ancien candidat à la présidentielle et critique virulent du pouvoir, rejoint le ministère de l’Intégration régionale.
La justice est également renforcée avec la nomination de Guillaume Ngefa Atondoko Andalo, fondateur de l’Association zaïroise des droits de l’homme, comme garde des sceaux. Cet ancien haut fonctionnaire de l’ONU, réputé pour son militantisme en faveur des droits humains, apporte un gage supplémentaire de rigueur et de sérieux au secteur.
Sur le plan structurel, plusieurs ministères ont été fusionnés ou créés pour mieux répondre aux défis actuels. Ainsi, l’Enseignement supérieur est désormais rattaché à la Recherche scientifique et à l’Innovation, tandis qu’un ministère de l’Économie numérique fait son apparition, marquant la volonté de la RDC de s’adapter aux réalités du XXIe siècle. Le ministère des Affaires étrangères, confié à Thérèse Kayikwamba Wagner, a élargi son périmètre pour intégrer la diaspora congolaise.
Parmi les autres faits saillants, on note le retour à des portefeuilles clés de personnalités telles que Julien Paluku au Commerce extérieur, Doudou Fwamba aux Finances, ainsi que le passage d’Aimé Boji du Budget à l’Industrie.
Cette nouvelle équipe inclut aussi plusieurs femmes, au nombre stable de 17, témoignant de la volonté de promouvoir la parité et de valoriser le leadership féminin dans la gouvernance nationale.
Judith Suminwa a conclu son message en appelant les membres du gouvernement à « faire preuve de sacrifice, de dignité et de rigueur » pour mener à bien les missions confiées. Elle a également salué la collaboration des ministres sortants et souhaité la bienvenue aux nouveaux, soulignant que « la tâche est immense mais l’engagement reste total ».
Cette reconduction illustre la confiance renouvelée du président Tshisekedi envers une équipe capable de conjuguer stabilité, ouverture et réforme dans un contexte où la République démocratique du Congo fait face à des défis internes et externes sans précédent.
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