77.38 F
Kinshasa
1 mai, 2026 - 22:54:53
Image default
Flash InfosLa unePolitique

Pour masquer leur agenda politique trouble, Conclave de Nairobi : Kabila, entouré d’opportunistes, lance le mouvement dit « Sauvons la RDC »

La stratégie de certains acteurs de l’opposition congolaise se révèle au grand jour : sous couvert d’un prétendu rassemblement pour « sauver la RDC », le conclave de Nairobi a surtout permis à Joseph Kabila, ancien président condamné pour haute trahison, de réaffirmer son leadership. Dans un contexte où le Rwanda est pointé du doigt pour son rôle dans le pillage des richesses de l’Est via l’AFC/M23, cette réunion illustre la persistance d’un jeu politique destiné à maintenir le chaos pour en tirer profit. Les signataires ont adopté des plans déjà connus et contestés, présentés par l’ancien chef de l’État comme une « feuille de route » pour la paix. Vigilant, le gouvernement de Kinshasa dénonce cette manœuvre de déstabilisation et rappelle sa responsabilité de protéger l’intégrité territoriale de la RDC. Nairobi n’a donc pas été un véritable espace d’échange républicain, mais un remake du passé où l’opportunisme et le calcul politique l’emportent sur l’intérêt du pays.

Le conclave tenu à Nairobi a confirmé ce que beaucoup savaient déjà : Joseph Kabila, ancien président de la République, condamné pour haute trahison, a été désigné à la tête d’une plateforme d’opposition baptisée « Sauvons la RDC ». La réunion, présentée comme une initiative pour structurer une alternative politique face à la situation nationale, a rassemblé des figures dont le passé politique reste marqué par des zones d’ombre et des accusations de malversations.

Sous le vernis d’un dialogue constructif, les résolutions adoptées reproduisent les approches défendues par Kabila et ses alliés, notamment en lien avec le soutien de l’AFC/M23, groupe armé accusé de multiples crimes contre les populations civiles dans l’Est du pays. Selon les observateurs, la réunion visait davantage à légitimer Kabila.

À Washington, où il se trouve, le vice-Premier ministre congolais en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a dénoncé la rencontre. « Une réunion qui s’organise autour de personnes condamnées dans la justice congolaise… Nous allons analyser les comportements et les résolutions pour prendre les dispositions nécessaires. Nous avons la responsabilité de protéger non seulement la république, mais aussi nos populations », a-t-il affirmé. Il a rappelé que l’opposition qui a boycotté les élections de 2023 et entretenu des réseaux armés dans la sous-région cherchait aujourd’hui à compromettre la stabilité nationale.

La réunion de Nairobi a aussi révélé des fractures au sein de l’opposition. Des figures comme Moïse Katumbi et Jean-Marc Kabund ont refusé d’y participer. Dans les coulisses, ils ont dénoncé une manœuvre de Kabila pour concentrer le leadership autour de lui. Selon des indiscrétions, certains participants auraient été incités à répondre présents contre rémunération, illustrant le caractère orchestré de l’événement. Les délégués pro-Katumbi et d’autres acteurs politiques se sont dits frustrés par l’absence de consultations préparatoires et par la marginalisation.

Ainsi, le conclave de Nairobi ne marque pas le début d’une véritable concertation nationale, mais plutôt le retour sur le devant de la scène d’un ancien président, dont l’agenda semble davantage lié à ses intérêts personnels et à des calculs régionaux qu’à l’intérêt général. À Kinshasa, le gouvernement maintient la vigilance, conscient que les manœuvres de déstabilisation ne sont pas un simple scénario abstrait, mais une menace tangible pour la souveraineté et la paix en RDC.

Infos27

ça peut vous intéresser

Laisser un Commentaire

Infos27.CD utilise des cookies pour améliorer votre expérience utilisateur. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter En Savoir Plus