Un message court, mais chargé d’urgence politique. Alors que l’est de la République démocratique du Congo reste marqué par l’insécurité et les tensions militaires, l’opposant Martin Fayulu a lancé, vendredi 6 février, un appel solennel à la mobilisation collective. Dans une publication sur son compte X, l’ancien candidat à la présidentielle exhorte les Congolais à « se lever, unis », à « refuser la fatalité » et à privilégier la cohésion nationale autour d’un dialogue inclusif. Sans citer explicitement le pouvoir ni les groupes armés, le ton se veut grave et patriotique, convoquant le sacrifice et le sang versé. Une prise de parole qui s’inscrit dans la séquence politique actuelle, où la question de l’unité et de la réponse nationale face aux menaces sécuritaires revient au centre du débat public.
Dans un message publié vendredi sur le réseau social X, l’opposant congolais Martin Fayulu a lancé un appel direct à ses compatriotes, les invitant à faire bloc face aux périls que traverse la République démocratique du Congo.
Le texte, rédigé dans un style volontairement solennel, s’apparente à une adresse à la nation.
« Chers compatriotes congolais, face au danger de mort, le sauvetage est la seule issue. Levons-nous, unis, tous ensemble. Soyons déterminés. Refusons la fatalité. Choisissons la patrie. Construisons enfin cette cohésion nationale, fruit espéré de tant de sacrifices, que le sang versé n’a jamais vu naître. Vive le dialogue national inclusif », écrit-il.
Le registre de l’alerte et du rassemblement
Sans mentionner explicitement le gouvernement ni les groupes armés actifs dans l’est du pays, l’ancien candidat à la présidentielle adopte un ton grave, évoquant un « danger de mort » et la nécessité d’un « sauvetage ».
Le vocabulaire mobilisé : unité, sacrifices, sang versé, patrie, renvoie à un registre patriotique classique, centré sur la cohésion nationale plutôt que sur la confrontation partisane.
En appelant à « refuser la fatalité » et à « choisir la patrie », Martin Fayulu place la réponse collective au-dessus des clivages politiques.
Le dialogue comme issue politique
Le mot d’ordre final : « Vive le dialogue national inclusif », résume l’orientation proposée par l’opposant.
Depuis plusieurs mois, cette idée d’un dialogue élargi entre majorité, opposition et forces vives revient régulièrement dans ses prises de position publiques. Elle vise, selon ses partisans, à construire un consensus politique minimal face aux crises sécuritaires.
Cette déclaration intervient dans un contexte où les appels à l’unité se multiplient sur la scène nationale, alors que la situation sécuritaire demeure préoccupante dans l’est du territoire.
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