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Kinshasa
18 avril, 2026 - 02:43:57
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Bourses scientifiques : Julien Paluku mise sur une élite technologique pour préparer l’avenir de la RDC

Former plutôt qu’importer les compétences. À Kinshasa, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a mis en avant sa stratégie de soutien direct aux étudiants congolais engagés dans des filières scientifiques de pointe. La réception d’un doctorant en électrochimie formé aux États-Unis symbolise cette politique d’investissement dans le capital humain. Une cohorte de dix boursiers évoluant entre la Russie et d’autres universités étrangères incarne cette relève technique appelée à servir des secteurs clés : énergie, industrie, mines, pharmacie. Pour le ministre, la transformation économique du pays passera d’abord par l’excellence académique. Un pari sur le long terme, présenté comme une nécessité stratégique plutôt qu’un luxe.

Le pari est clair : investir dans les cerveaux pour transformer l’économie.

Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a réaffirmé cette orientation lors d’une rencontre organisée à Kinshasa avec plusieurs étudiants boursiers congolais engagés dans des cursus scientifiques à l’étranger.

Parmi eux, Yves, doctorant à l’Université du Massachusetts, spécialisé en électrochimie et spectroscopie. Le jeune chercheur a présenté l’objectif de ses travaux :
« Grâce aux énergies renouvelables, mes recherches visent à produire du carburant à partir de l’air. »

Pour le ministre, cette trajectoire illustre le potentiel d’une jeunesse congolaise formée aux technologies avancées.

Une cohorte tournée vers les secteurs stratégiques

Le programme soutenu par Julien Paluku compte actuellement dix boursiers envoyés notamment en Russie, répartis dans des filières jugées prioritaires : électronique et photonique, technologies pharmaceutiques, prototypage rapide, ingénierie aéronautique, biotechnologies, nanotechnologies ou encore pétrole, gaz et mines.
Autant de compétences directement liées aux besoins industriels et énergétiques du pays.

« Nous éprouvons une immense fierté de participer activement à la formation de l’élite de la jeunesse congolaise », a déclaré le ministre, présentant ces parcours comme des investissements structurants pour l’avenir.

Un appel à un effort collectif

Au-delà du cercle gouvernemental, Julien Paluku lance un appel aux acteurs économiques et politiques. Selon lui, la dynamique pourrait changer d’échelle si le financement privé suivait.

« Si seulement 1 000 opérateurs politiques et économiques choisissaient chacun de parrainer des boursiers, nous aurions, en dix ans, 10 000 nouveaux ingénieurs formés aux technologies de pointe. »

Le raisonnement est simple : la souveraineté industrielle dépend d’abord du capital humain. Former localement, ou à l’international, des experts capables de rapatrier compétences et innovations.

Un pari de long terme

À rebours des solutions immédiates, la stratégie repose sur le temps long. Miser sur la formation supérieure, sur des profils rares et spécialisés, c’est accepter que les résultats ne soient pas instantanés.
Mais pour le ministre, l’équation ne laisse guère d’alternative : « La RDC de demain se portera de mieux en mieux. C’est encore possible. »

Dans un pays en quête de diversification économique, la bataille de la compétitivité pourrait bien se jouer dans les laboratoires autant que dans les marchés.

Infos27

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