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14 mai, 2026 - 18:05:35
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Climat : à Brazzaville, la RDC plaide pour un marché carbone africain structuré et financé

La RDC veut peser dans l’architecture climatique africaine. À Brazzaville, lors de la réunion ministérielle de la Commission Climat du Bassin du Congo (CCBC) et du Fonds Bleu, la ministre congolaise de l’Environnement, Marie Nyange Ndambo, a réaffirmé le rôle central de son pays dans la lutte contre le réchauffement climatique. Au cœur des échanges : la structuration d’un marché carbone africain, la mobilisation des financements et la préparation d’une table ronde des bailleurs. À l’approche d’un sommet extraordinaire à Nairobi, Kinshasa met en avant ses atouts naturels : forêts et ressources en eau et insiste sur l’impact concret des fonds climatiques pour les communautés locales.

La ministre de l’Environnement, du Développement durable et Nouvelle Économie du Climat, la professeure Marie Nyange Ndambo, a pris part, le 10 février 2026 à Brazzaville, à la réunion ministérielle de la Commission Climat du Bassin du Congo (CCBC) et du Fonds Bleu.

Cette rencontre, élargie aux ministres des Finances, visait à préparer la table ronde des bailleurs de fonds consacrée au financement du plan d’investissement du Fonds Bleu. Elle constitue également une étape préparatoire au sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement prévu à Nairobi, en marge du Sommet France-Afrique.

Au nom de la République démocratique du Congo, la ministre a réitéré le statut de son pays comme pilier de la lutte contre le réchauffement climatique, au regard de son poids écologique dans la région.

Structurer un marché carbone africain

Lors des échanges, Marie Nyange Ndambo a insisté sur la nécessité pour le continent africain de protéger et de structurer son propre marché carbone, afin d’éviter une dépendance excessive aux mécanismes extérieurs et de mieux valoriser ses actifs environnementaux.

La RDC détient plus de 60 % des forêts du Bassin du Congo et plus de 50 % des réserves d’eau douce de la région, des atouts majeurs dans les négociations climatiques internationales.

Pour la ministre, la mobilisation des financements doit se traduire par des retombées tangibles :

« Les communautés ont droit d’améliorer leurs conditions de vie avec les ressources qu’on peut mobiliser à travers des projets de foresterie, de reboisement, d’énergie et, surtout, des projets de marchés carbone. »

Vers une table ronde des bailleurs

La réunion de Brazzaville s’inscrit dans une dynamique visant à consolider le financement du Fonds Bleu, instrument stratégique pour la préservation et la gestion durable des écosystèmes du Bassin du Congo, souvent présenté comme le « second poumon vert » de la planète après l’Amazonie.

En marge des travaux, la ministre congolaise a salué le leadership du président Denis Sassou Nguesso, président en exercice de la Commission Climat du Bassin du Congo. Elle a exprimé sa satisfaction face aux infrastructures mises en place à Brazzaville, estimant qu’elles traduisent une volonté africaine de faire du secteur environnemental un moteur de développement.

Elle a également transmis, au nom du président Félix Tshisekedi, ses félicitations au chef de l’État congolais, soulignant la solidité des liens entre les deux pays dans la préservation du Bassin du Congo.

À l’heure où les enjeux climatiques redéfinissent les équilibres économiques mondiaux, la RDC entend capitaliser sur son potentiel forestier et hydrique pour peser davantage dans les négociations et garantir que les financements climatiques bénéficient directement aux populations locales.

Infos27

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