Changement de cap dans la gestion des déchets à Kinshasa. La Régie de gestion des déchets (REGEDEK) annonce l’instauration, à partir du 2 mars 2026, d’un contrôle systématique des opérations d’évacuation des immondices dans la capitale congolaise, une mesure présentée comme décisive pour assainir durablement la ville. En prélude à cette échéance, une délégation mixte composée des autorités locales, de responsables de la régie et d’acteurs communautaires a entamé une campagne de sensibilisation sur le terrain, ciblant en priorité la commune de la Gombe, zone pilote de l’opération. Ménages, entreprises et sociétés de collecte sont appelés à se conformer aux nouvelles exigences réglementaires sous peine de sanctions. Cette initiative intervient dans un contexte de critiques récurrentes sur l’insalubrité urbaine et vise à instaurer une discipline collective dans la chaîne d’évacuation des déchets, de la production à la collecte finale.
La Régie de gestion des déchets de Kinshasa (REGEDEK) a annoncé le lancement, à compter du 2 mars 2026, d’un contrôle systématique des opérations d’évacuation des déchets sur l’ensemble de la ville. L’objectif affiché est d’imposer le respect des normes d’assainissement et d’encadrer plus strictement les activités de collecte, souvent décriées pour leur inefficacité.
En amont de cette mesure, une délégation mixte conduite par la Direction générale de la REGEDEK s’est rendue sur le terrain, samedi 14 février, dans la commune de la Gombe. Elle comprenait notamment le bourgmestre de la commune, des représentants des associations de jeunes ainsi que le chef du quartier Cliniques, retenu comme zone pilote pour le démarrage effectif de l’opération.
Sensibilisation avant sanctions
La mission visait à sensibiliser les ménages, les producteurs de déchets, les petites et moyennes entreprises ainsi que les sociétés spécialisées dans la collecte, afin qu’ils se conforment aux nouvelles exigences avant l’entrée en vigueur des contrôles.
Selon la REGEDEK, cette phase pédagogique doit permettre d’éviter les mesures coercitives immédiates et de favoriser l’adhésion des populations concernées. Les autorités entendent notamment mettre fin aux dépôts anarchiques d’ordures, aux évacuations non réglementées et aux pratiques informelles qui compliquent la gestion des déchets dans la capitale.
La Gombe, zone pilote
Le choix de la Gombe, centre administratif et économique de Kinshasa, comme zone pilote, vise à tester le dispositif avant une extension progressive à d’autres communes. Les autorités locales espèrent que cette approche permettra d’ajuster les mécanismes de contrôle et d’évaluer la capacité des opérateurs à se conformer aux nouvelles règles.
Au-delà de la seule dimension technique, l’opération se veut également un appel à la responsabilité collective. Les associations de jeunes impliquées dans la mission ont été chargées de relayer les messages de sensibilisation auprès des habitants et des acteurs économiques.
Vers une discipline urbaine accrue
Cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large d’améliorer l’image et la salubrité de Kinshasa, régulièrement confrontée à l’accumulation d’ordures dans ses quartiers. En instaurant des contrôles systématiques, la REGEDEK ambitionne d’instaurer une discipline durable dans la gestion des déchets, condition jugée essentielle pour répondre aux défis sanitaires et environnementaux de la mégapole.
Si la phase de sensibilisation se poursuit jusqu’à la fin du mois, les autorités préviennent que les contrôles effectifs débuteront sans délai au début du mois de mars, marquant une nouvelle étape dans la politique d’assainissement urbain de la capitale congolaise.
Infos27

