Alors que les affrontements continuent dans le Sud-Kivu, vingt combattants des groupes M23-AFC et Twirwaneho ont choisi de déposer les armes et se rendre aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC ) à Mikenge, signalant un tournant dans le conflit malgré un cessez-le-feu non respecté.
Vingt combattants des groupes armés M23-AFC et Twirwaneho ont quitté Minembwe-Centre pour se rendre aux Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). Cette reddition s’est déroulée le mercredi 18 mars à Mikenge, dans le territoire de Fizi, dans la province du Sud-Kivu, et a été confirmée ce jeudi par le porte-parole des opérations Sukola 2 Sud-Sud-Kivu, le sous-lieutenant Mbuyi Kalonji Reagan.
Les ex-rebelles ont remis un arsenal impressionnant, comprenant des fusils AK-47, une mitrailleuse PKM et un lance-roquette RPG-7. Ils ont ensuite été présentés au colonel Apoko Bangala Michel, commandant intérimaire du secteur opérationnel Sukola 2 Sud-Sud-Kivu, qui a supervisé leur accueil conformément aux procédures militaires en vigueur.
Lors des premiers interrogatoires, plusieurs des déserteurs ont expliqué avoir quitté les groupes armés en raison des conditions de vie difficiles et du traitement qu’ils jugent insupportable au sein des milices.
Cette reddition survient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu. Bien que le cessez-le-feu ait été annoncé, le M23-AFC et ses alliés continuent de mener des attaques contre les positions des FARDC dans le Sud-Kivu, en violation des engagements pris.
Selon l’armée congolaise, ces défections pourraient inciter d’autres combattants à abandonner la rébellion et à rejoindre le processus de démobilisation. Le porte-parole des opérations Sukola 2 Sud-Sud-Kivu a réaffirmé la détermination des FARDC à poursuivre les opérations de sécurisation dans la région, tout en accompagnant les combattants qui choisissent de quitter la rébellion.
Justin Mupanya, correspondant au Nord-Kivu

