La riposte s’organise à Kinshasa. Face aux secousses du marché pétrolier mondial liées aux tensions au Moyen-Orient, la ministre d’État en charge des Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo, a réuni les principaux opérateurs du secteur pour évaluer la situation et coordonner les réponses. Objectif : rassurer, sécuriser l’approvisionnement et prévenir toute flambée des prix. Entre dialogue direct avec les entreprises, suivi des stocks et rappel des mécanismes de régulation, le gouvernement entend garder la main dans un contexte international incertain, où chaque perturbation logistique peut rapidement se traduire par des tensions sur le marché intérieur.
Le gouvernement congolais resserre les rangs avec les acteurs du secteur pétrolier. Dans un contexte international marqué par les tensions au Moyen-Orient et leurs répercussions sur les chaînes d’approvisionnement en hydrocarbures, la ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo, a tenu, mardi, une réunion de concertation avec les principales sociétés pétrolières opérant en République démocratique du Congo.
Autour de la table figuraient notamment la SEP Congo, Engen SA, Cobil, Socir, LOG, CPPN, Lerexcom Petroleum ainsi que SPSA Cobil. Cette rencontre s’inscrit dans une démarche proactive des autorités visant à anticiper les effets de la conjoncture internationale sur le marché local des produits pétroliers.
À l’issue des échanges, les opérateurs ont salué l’initiative. Pour le professeur Joseph Mankondo Maboko, président du Comité professionnel des pétroliers nationaux (CPPN), structure affiliée à la Fédération des entreprises du Congo (FEC), « c’était une réunion très importante concernant le secteur des hydrocarbures ». Il a également mis en avant « l’esprit d’ouverture » de la ministre d’État, tout en appelant la population au calme face aux inquiétudes suscitées par la situation internationale.
« La population doit s’apaiser, le carburant est là en grande quantité », a-t-il assuré, cherchant à dissiper les craintes d’éventuelles pénuries ou perturbations majeures dans la distribution.
Cette réunion intervient alors que les marchés mondiaux restent sous tension, notamment en raison des perturbations affectant des axes stratégiques du commerce énergétique. Dans ce contexte, Kinshasa privilégie une approche fondée sur le dialogue avec les opérateurs, la surveillance étroite des stocks et la coordination interinstitutionnelle.
Le ministère des Hydrocarbures joue, à cet égard, un rôle central. Conformément à l’ordonnance n° 25/293 du 15 décembre 2025 fixant les attributions des ministères, il lui revient notamment de gérer les stocks stratégiques en collaboration avec les ministères en charge de l’Économie et des Finances, d’assurer le suivi des activités d’importation, de transport, de stockage et de commercialisation des produits pétroliers, ainsi que de veiller au respect des normes techniques dans l’ensemble de la chaîne.
Au-delà de la gestion immédiate de la conjoncture, cette concertation met en lumière la nécessité de renforcer la résilience du secteur énergétique national face aux chocs exogènes. La dépendance aux importations expose en effet le pays aux fluctuations des marchés internationaux et aux aléas géopolitiques.
Dans l’immédiat, le message officiel se veut rassurant : les stocks sont disponibles, les circuits d’approvisionnement restent opérationnels et le gouvernement, en lien avec les opérateurs, demeure mobilisé pour contenir les effets de la crise internationale sur l’économie nationale.
Infos27

