La diplomatie congolaise s’active face à une crise multidimensionnelle. À Kinshasa, la ministre d’État aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a réuni le corps diplomatique pour exposer la situation sécuritaire et humanitaire à l’Est de la RDC et appeler à une mobilisation accrue. Entre exigence de redevabilité, plaidoyer pour la réouverture des corridors humanitaires et coordination des initiatives de paix, la cheffe de la diplomatie congolaise a posé les bases d’un engagement international renforcé, tout en sollicitant un soutien à la candidature congolaise à la Francophonie.
La République démocratique du Congo intensifie ses efforts diplomatiques pour faire face à la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans sa partie orientale. Ce mercredi 25 mars 2026 à Kinshasa, la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a échangé avec le corps diplomatique accrédité dans le pays, dans le cadre d’une séance de travail consacrée à l’analyse des défis actuels et aux réponses à y apporter.
Selon le compte X officiel du ministère des Affaires étrangères, cette rencontre a permis de dresser un état des lieux de la situation sécuritaire, humanitaire et diplomatique, dans un contexte marqué par la persistance des violences dans l’Est du pays. La cheffe de la diplomatie congolaise a, à cette occasion, rendu hommage aux victimes des conflits et salué l’engagement des acteurs humanitaires présents sur le terrain.
Face à une crise qui continue d’affecter les populations civiles, Thérèse Kayikwamba Wagner a insisté sur la nécessité de renforcer la redevabilité comme fondement d’une paix durable. Cette exigence vise notamment à lutter contre l’impunité et à responsabiliser les différents acteurs impliqués dans les dynamiques de violence.
Dans son intervention, la ministre d’État a également évoqué les sanctions ciblées prises par les États-Unis, présentées comme un levier de pression visant à contenir les actions des groupes impliqués dans l’instabilité régionale. Elle a, dans le même temps, plaidé pour des mesures concrètes en faveur de l’accès humanitaire.
« La réouverture des corridors humanitaires ainsi que de l’aéroport de Goma constitue une nécessité urgente pour permettre l’acheminement de l’aide et le soutien aux populations affectées », a-t-elle souligné, mettant en avant les contraintes logistiques qui entravent actuellement les opérations sur le terrain.
Au-delà de l’urgence humanitaire, la ministre a inscrit son plaidoyer dans une dynamique diplomatique plus large, en soulignant la complémentarité des initiatives de paix en cours. Elle a notamment évoqué les efforts engagés à Washington, à Doha et dans le cadre de l’Union africaine, appelant à une meilleure coordination entre ces différents processus afin d’en maximiser l’impact.
Dans un registre institutionnel, Thérèse Kayikwamba Wagner a enfin sollicité le soutien du corps diplomatique à la candidature de Mme Juliana Amato Lumumba au poste de secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie. Cette démarche s’inscrit dans une stratégie de repositionnement de la RDC sur la scène internationale, à travers une présence accrue dans les instances multilatérales.
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