Bandundu-ville aura servi de tribune à un repositionnement clair des priorités nationales. En clôturant la 13e Conférence des Gouverneurs, le président Félix Tshisekedi a placé la transformation agricole au centre de l’action publique, en la liant directement à la souveraineté, à l’emploi et à la stabilité économique. Face à une insécurité alimentaire persistante touchant des millions de Congolais, le chef de l’État a appelé à des réponses rapides, structurées et coordonnées entre le pouvoir central et les provinces. Dans un discours à la fois stratégique et opérationnel, il a identifié les blocages majeurs, fixé une méthode et chargé le gouvernement de traduire sans délai les recommandations en actions concrètes. Plus qu’une clôture protocolaire, cette séquence marque une volonté de basculement vers une économie productive, avec les provinces comme moteurs.
C’est un message de fond, à la fois politique et économique, qu’a délivré le président de la République, Félix Tshisekedi, en clôturant, venredi 27 mars 2026 à Bandundu-ville, la 13e Conférence des Gouverneurs. Devant les exécutifs provinciaux et les responsables institutionnels, le chef de l’État a placé la transformation du secteur agricole au cœur des priorités nationales.
Dans son allocution, il a rappelé que l’enjeu dépasse largement le cadre sectoriel. « La transformation du secteur agricole, halieutique et pastoral ne saurait être regardée comme une simple politique sectorielle parmi tant d’autres. Elle touche à l’essentiel : la sécurité alimentaire, l’emploi des jeunes, le pouvoir d’achat des ménages (…) et la souveraineté même de la République », a-t-il déclaré.
Une urgence alimentaire aux implications nationales
Le président de la République a dressé un constat préoccupant, soulignant que la RDC reste confrontée à une insécurité alimentaire de grande ampleur, avec des dizaines de millions de personnes en situation de crise ou d’urgence. Face à cette réalité, il a insisté sur la nécessité d’un changement de méthode.
« Nous devons agir vite, mieux nous coordonner et produire davantage avec méthode, constance et responsabilité », a-t-il martelé, appelant à une mobilisation accrue des acteurs publics à tous les niveaux.
Lever les blocages structurels dans les provinces
Au-delà du diagnostic, Félix Tshisekedi a identifié les principaux obstacles qui freinent le développement agricole, notamment dans la province du Kwilu : insuffisance des infrastructures, difficultés de desserte, faible fluidité des échanges et sous-exploitation du potentiel énergétique.


