Au lendemain de la qualification des Léopards à la Coupe du monde 2026, Cédrick Bakambu appelle à transformer l’exploit sportif en levier de développement. Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, l’international congolais plaide pour des investissements durables dans la jeunesse et les infrastructures sportives. Au-delà de l’euphorie, il invite à structurer le secteur pour inscrire cette performance dans la durée. Une prise de position qui relance le débat sur la gouvernance du sport en RDC et sur son rôle dans la cohésion nationale et le développement social.
La qualification des Léopards de la République démocratique du Congo à la Coupe du monde 2026 continue de susciter une vague d’enthousiasme à travers le pays. Mais au-delà de la célébration, certaines voix appellent déjà à transformer cet exploit en opportunité stratégique. C’est le cas de l’international congolais Cédrick Bakambu, qui a lancé un appel à l’investissement dans la jeunesse et à la modernisation des infrastructures sportives.
Dans un message publié mardi sur ses réseaux sociaux, l’attaquant congolais a exhorté les autorités, les acteurs du sport et l’ensemble de la société à tirer les leçons de cette qualification historique. « Que cette qualification ne soit pas l’aboutissement d’une simple aventure sportive, mais le début d’une nouvelle ère », a-t-il déclaré.
Pour le joueur, cette performance doit marquer un tournant dans la manière d’envisager le développement du sport en RDC. Il insiste sur la nécessité de structurer le secteur et de renforcer les capacités locales pour accompagner les talents émergents. « C’est une opportunité pour nous tous de nous rassembler, de nous investir, de moderniser nos infrastructures sportives, d’accompagner notre jeunesse et de faire rayonner le sport en RDC », a-t-il ajouté.
Cette prise de position intervient dans un contexte où le sport, et particulièrement le football, occupe une place centrale dans la vie sociale et culturelle du pays. La qualification des Léopards a ravivé un sentiment d’unité nationale, transcendant les clivages et redonnant espoir à une population en quête de repères positifs.
Pour Cédrick Bakambu, cet élan doit être capitalisé. Il souligne l’importance d’investir dans les infrastructures, souvent jugées insuffisantes ou inadaptées aux exigences du sport moderne. Terrains d’entraînement, stades, centres de formation : autant d’équipements nécessaires pour assurer une progression durable du niveau sportif.
L’international congolais met également l’accent sur la jeunesse, considérée comme le socle de l’avenir du sport national. Dans un pays où une grande partie de la population est jeune, le développement du sport apparaît comme un levier potentiel d’inclusion sociale, d’éducation et d’épanouissement.
« L’avenir commence aujourd’hui », a conclu Bakambu, dans un message qui se veut à la fois mobilisateur et prospectif.
Au-delà du football, cet appel pose la question plus large de la politique sportive en RDC. Il interroge les mécanismes de financement, la gouvernance des fédérations et la place accordée à la formation des jeunes talents.
La qualification à la Coupe du monde constitue, dans cette perspective, une vitrine internationale pour le pays. Elle offre une visibilité accrue et peut attirer des investissements, à condition que des réformes structurelles accompagnent cet élan.
Dans plusieurs pays, les succès sportifs ont servi de catalyseurs pour moderniser les infrastructures et professionnaliser les disciplines. La RDC pourrait ainsi s’inspirer de ces expériences pour bâtir un modèle adapté à ses réalités.
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