Un tournant assumé dans la gestion du secteur minier. À Kinshasa, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a instauré un mécanisme de redevabilité trimestrielle obligeant désormais chaque structure sous tutelle à rendre compte de ses performances. Cette réforme, présentée lors d’une réunion stratégique avec les responsables du secteur, vise à renforcer la transparence, lutter contre la fraude et maximiser les retombées des ressources minières pour les populations. Inscrite dans la vision du chef de l’État, cette nouvelle dynamique marque une volonté de rupture avec les pratiques passées et d’ancrage d’une gouvernance axée sur les résultats.
Le secteur minier congolais amorce une nouvelle phase de structuration et de responsabilisation. Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a réuni, mardi 7 avril 2026 à Kinshasa, les chefs des corps des structures sous tutelle de son ministère pour une séance de travail axée sur la gouvernance, la performance et la transparence.
Au centre de cette rencontre figure une mesure inédite : l’instauration d’un exercice de redevabilité trimestrielle. Désormais, chaque responsable d’entité devra présenter régulièrement le bilan de ses activités, exposer les difficultés rencontrées et proposer des perspectives opérationnelles, dans une logique de gestion axée sur les résultats.
À travers cette réforme, le ministre entend rompre avec certaines pratiques jugées peu efficaces et instaurer une culture de responsabilité au sein du secteur. Dans une allocution qualifiée de ferme et structurante par plusieurs participants, Louis Watum Kabamba a fixé les orientations prioritaires devant guider l’action de l’ensemble des structures.
Parmi ces axes figurent le renforcement de la bonne gouvernance, de la transparence et de la traçabilité dans la gestion des ressources minières. Le ministre a également insisté sur la nécessité d’intensifier la lutte contre la fraude minière, un phénomène qui continue d’affecter les recettes publiques et de fragiliser l’économie nationale.
L’encadrement de l’exploitation artisanale a également été identifié comme une priorité. Le ministre a souligné l’importance d’organiser ce segment stratégique afin d’en améliorer la productivité tout en garantissant le respect des normes sociales et environnementales.
Autre enjeu majeur évoqué lors de cette réunion : la redistribution équitable des richesses issues du secteur minier. Le ministre a rappelé que ces ressources doivent bénéficier de manière concrète aux communautés locales, notamment à travers des projets de développement durable.
Dans cette perspective, Louis Watum Kabamba a également mis en avant la nécessité de promouvoir l’exploration géologique par les compétences nationales, en encourageant des partenariats stratégiques capables de renforcer les capacités techniques du pays. L’attraction de nouveaux investissements figure également parmi les leviers identifiés pour dynamiser le secteur.
Ces orientations s’inscrivent dans la vision globale portée par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et mise en œuvre sous la coordination de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, visant à faire du secteur minier un moteur de croissance inclusive et durable.
Les participants à cette réunion ont salué cette nouvelle dynamique. Le directeur général du Service d’assistance et d’encadrement de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle (SAEMAPE), Jean-Paul Kapongo, a qualifié cette initiative d’« inédite », estimant qu’elle permettra de renforcer la cohésion, la coordination et l’efficacité de l’action publique dans le secteur.
Au terme des échanges, le ministre des Mines a appelé l’ensemble des responsables à un engagement sans faille dans la mise en œuvre de ces orientations. Il a insisté sur une exigence claire : produire des résultats concrets, mesurables et perceptibles par les populations.
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