Discrets mais décisifs, les travaux d’experts ont posé les bases d’un nouveau cycle de coopération entre Kinshasa et Rabat. Réunis à l’Hôtel du Gouvernement, les délégués de la RDC et du Royaume du Maroc ont harmonisé et validé plusieurs projets d’accords appelés à être signés lors de la prochaine session ministérielle de leur commission mixte. Derrière cet exercice technique, un enjeu stratégique : consolider un partenariat bilatéral en expansion, orienté vers des secteurs clés comme les mines, l’agriculture, la formation et la recherche. Dans un contexte de repositionnement diplomatique, la RDC entend diversifier ses alliances et capitaliser sur des coopérations à forte valeur ajoutée.
La République démocratique du Congo et le Royaume du Maroc accélèrent la structuration de leur coopération bilatérale. Lundi 27 avril 2026, à Kinshasa, les experts des deux pays ont clôturé une réunion d’harmonisation technique, marquée par la validation de plusieurs projets d’accords en amont de la 6ᵉ session de la Commission mixte RDC–Maroc.
Les travaux, lancés à l’Hôtel du Gouvernement par l’ambassadeur Apollinaire Langba Mbongi, secrétaire général aux Affaires étrangères, s’inscrivent dans une dynamique de consolidation des relations diplomatiques et économiques entre les deux États. Ils ont permis d’examiner en détail les textes devant encadrer la coopération future.
À l’issue des échanges, les délégations ont procédé à l’harmonisation, à la révision et à la validation des projets d’accords, ainsi qu’à la finalisation du procès-verbal et du communiqué conjoint. L’ensemble des documents a été paraphé, ouvrant la voie à leur signature lors de la session ministérielle à venir.
Ce travail technique, souvent en amont des décisions politiques, constitue une étape essentielle dans le processus de formalisation des engagements bilatéraux. Il permet d’assurer la cohérence juridique des textes et d’aligner les priorités des deux parties sur des objectifs communs.
Chef de la délégation marocaine, Abdellah M. Boutadghart a salué la qualité des échanges et réaffirmé l’engagement de son pays à accompagner la RDC dans la mise en œuvre des projets retenus. « Le Royaume du Maroc reste disposé à partager son expérience et à soutenir les initiatives de développement engagées par la RDC », a-t-il déclaré.
Du côté congolais, le secrétaire général aux Affaires étrangères a insisté sur les opportunités offertes par ce partenariat. Apollinaire Langba Mbongi a mis en avant le potentiel de synergies dans plusieurs secteurs structurants, notamment les mines, l’agriculture, la formation et la recherche. Autant de domaines considérés comme prioritaires pour soutenir la transformation économique du pays.
Cette coopération s’inscrit dans une logique de diversification des partenariats internationaux de la RDC, qui cherche à renforcer ses alliances avec des acteurs africains disposant d’une expertise reconnue. Le Maroc, fort de son expérience dans des secteurs stratégiques et de sa présence croissante sur le continent, apparaît comme un partenaire de choix.
Au-delà des intentions, les attentes portent désormais sur la mise en œuvre effective des accords. Les projets validés devront se traduire par des actions concrètes, capables de générer des retombées économiques et sociales mesurables.
Dans un contexte marqué par la compétition économique et les enjeux de développement, la Commission mixte RDC–Maroc s’affirme ainsi comme un instrument de coopération structuré. Elle offre un cadre de dialogue régulier, permettant d’évaluer les progrès réalisés et d’ajuster les orientations en fonction des priorités.
La tenue prochaine de la session ministérielle devrait officialiser les engagements pris et ouvrir une nouvelle phase dans les relations entre Kinshasa et Rabat. Une étape attendue, qui pourrait consolider davantage un partenariat déjà en expansion, au service des intérêts des deux pays.
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