75.4 F
Kinshasa
30 avril, 2026 - 01:56:56
Image default
Flash InfosLa unePolitiqueSociété

Alerte sanitaire en RDC : la boisson « Mutu rouge » interdite après la découverte d’une substance pharmaceutique toxique

À Kinshasa, l’alerte sanitaire s’est muée en décision radicale. Les autorités congolaises ont ordonné l’interdiction immédiate de la boisson énergisante « Mutu rouge », également commercialisée sous l’appellation « Power Plus », après la mise au jour d’une substance pharmaceutique dangereuse dissimulée dans sa composition. Une mesure de retrait total du marché, assortie de la fermeture du site de production.

La décision est tombée à l’issue d’analyses jugées préoccupantes. En République démocratique du Congo, la commercialisation de la boisson énergisante « Mutu rouge » est désormais interdite sur l’ensemble du territoire national. L’annonce, faite mardi 28 avril 2026 par les autorités compétentes, fait suite à la découverte de Sildénafil, un principe actif non déclaré et potentiellement dangereux pour la santé.

Dans la foulée, l’usine REVIN SARL, située dans la commune de Limete à Kinshasa, a été fermée. Cette unité de production est au cœur de la fabrication de la boisson incriminée, connue sous le nom commercial de « Power Plus ».

Dans un communiqué conjoint daté du 27 avril, la Commission de la Concurrence et l’Autorité Congolaise de Réglementation Pharmaceutique détaillent les raisons de cette interdiction. « Cette décision fait suite à la découverte d’une substance non autorisée et nocive pour la santé, le Sildénafil, introduite clandestinement dans la boisson énergisante “Power Plus” et vendue sous le nom commercial de “Mutu Rouge”, sans mention sur l’étiquetage et à des doses toxiques », précisent-elles.

Les autorités sanitaires alertent sur les risques encourus par les consommateurs. Selon la COMCO, la présence de cette molécule expose à « de graves risques pour la santé, notamment des troubles cardiaques potentiellement fatals ». Un avertissement qui place cette affaire au rang des urgences de santé publique.

Face à la gravité des faits, les autorités appellent à une réaction immédiate de la population. « Les autorités appellent la population à cesser immédiatement toute consommation de cette boisson et à signaler tout point de vente qui continuerait à la distribuer », insiste encore le communiqué officiel.

Cette opération s’inscrit dans une dynamique de coordination interinstitutionnelle impulsée par le vice-Premier ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba. L’objectif affiché : renforcer les mécanismes de contrôle et de protection des consommateurs à l’échelle nationale, dans un marché où prolifèrent des produits parfois insuffisamment régulés.

Parallèlement, une enquête judiciaire a été ouverte afin d’établir les responsabilités dans la production et la mise sur le marché de cette boisson jugée « nocive ». Les investigations devront notamment déterminer les conditions d’introduction de la substance incriminée et identifier les éventuelles complicités dans la chaîne de distribution.

Au-delà du cas « Mutu rouge », cette affaire met en lumière les failles persistantes du contrôle sanitaire et relance le débat sur la régulation des boissons énergisantes en RDC, à l’heure où leur consommation connaît une expansion rapide, notamment chez les jeunes. Une vigilance accrue s’impose désormais comme un impératif de santé publique.

Jegou-Miguel Mpiutu 

ça peut vous intéresser

Laisser un Commentaire

Infos27.CD utilise des cookies pour améliorer votre expérience utilisateur. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter En Savoir Plus