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Kinshasa
30 avril, 2026 - 02:20:37
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Lubumbashi : 35 militants condamnés à 20 ans de prison pour terrorisme et troubles à l’ordre public

Le jugement est tombé au terme d’un procès sous haute tension. À Lubumbashi, le tribunal militaire de garnison a condamné 35 jeunes militants issus des partis ARDev et UNAFEC à 20 ans de servitude pénale principale pour terrorisme et association de malfaiteurs. Une décision rendue mardi 28 avril 2026, à l’issue d’une audience spéciale organisée au stade Kibasa Maliba, dans la commune de Kenya.

Les faits remontent à la mi-avril. Du 13 au 15 avril 2026, des affrontements violents avaient opposé deux factions de jeunes, affiliées à des formations politiques rivales. Armés de machettes et de pierres, les protagonistes s’étaient affrontés dans plusieurs artères de la commune de Kenya, érigeant des barricades, incendiant des véhicules et s’attaquant à des commerces. Le marché Kenya, principal poumon économique local, avait été paralysé pendant plusieurs jours, sur fond de pillages et de scènes de chaos.

Poursuivis en flagrance, les prévenus ont comparu dès le 24 avril devant la juridiction militaire, sous la présidence du magistrat Ramazani Yav. Le procès, marqué par des échanges particulièrement vifs, a rapidement cristallisé les tensions autour de la question des responsabilités individuelles. La défense a plaidé pour une appréciation au cas par cas, tandis que la partie civile a rejeté cette approche, estimant « difficile de différencier les rôles de chaque accusé dans les événements ».

Le ministère public, lui, a soutenu une lecture globale des faits, pointant une action concertée ayant gravement porté atteinte à l’ordre public. Selon l’accusation, les violences ont non seulement semé la terreur au sein de la population, mais également perturbé durablement les activités économiques dans cette zone stratégique de la ville.

La tenue du procès au stade Kibasa Maliba, en présence notamment des autorités provinciales et du gouverneur intérimaire, illustre l’ampleur prise par cette affaire dans la capitale du Haut-Katanga. Elle témoigne aussi de la volonté des autorités de répondre avec fermeté à des violences à caractère politique, dans un contexte de tensions persistantes entre jeunesses partisanes.

Avec ce verdict, la justice militaire envoie un signal clair : les débordements politiques violents, assimilés à des actes de terrorisme, s’exposent à des sanctions lourdes. Reste à savoir si cette décision contribuera à apaiser durablement un climat local marqué par des rivalités politiques de plus en plus radicalisées.

Patient Mubiayi, correspondant à Lubumbashi 

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