78.69 F
Kinshasa
29 avril, 2026 - 23:54:48
Image default
ÉconomieFlash InfosLa unePolitique

[Réserves de change passées de 7,5 à 7,9 milliards USD, recettes à 103,3 % des prévisions] Banque Centrale du Congo : André Wameso impose ses chiffres

Chiffres à l’appui, la Banque centrale du Congo répond aux critiques. Invité au briefing animé par Patrick Muyaya, André Wameso a défendu une politique qu’il juge rigoureuse. Réserves de change passées de 7,5 à 7,9 milliards USD en huit mois, recettes publiques à 103,3 % des prévisions et gain budgétaire net de 217 milliards CDF : le gouverneur met en avant des indicateurs qu’il estime favorables à la stabilité économique du pays.

Le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC) assume sa ligne. Mardi 28 avril 2026, à Kinshasa, André Wameso s’est exprimé sans détour lors du briefing de presse organisé par Patrick Muyaya, dans un contexte marqué par des critiques sur la conduite de la politique monétaire.

Premier axe de défense : la méthode. « Je n’ai jamais tourné le dos à la communauté scientifique », a-t-il affirmé, rappelant que le plan stratégique de la BCC a été élaboré avec la participation de plusieurs universitaires, notamment lors de travaux tenus à Kisangani. Le gouverneur revendique une ouverture au débat, y compris envers ses contradicteurs. « Je suis à l’écoute de ceux qui s’opposent à nos orientations », a-t-il insisté.

Mais c’est surtout sur le terrain des résultats qu’il entend convaincre. Accusé d’avoir entamé les réserves de change, André Wameso oppose une progression mesurable : « À mon arrivée, les réserves officielles étaient de 7,5 milliards de dollars. Huit mois plus tard, elles atteignent 7,9 milliards. » Une évolution qu’il présente comme le signe d’une gestion prudente et d’un renforcement des fondamentaux macroéconomiques.

Au-delà des réserves, le gouverneur a également détaillé les effets de l’appréciation du franc congolais sur les finances publiques. Contrairement aux craintes initiales, cette dynamique n’a pas fragilisé l’équilibre budgétaire. Elle a même généré un solde positif.

« Les données du ministère des Finances confirment une mobilisation robuste des recettes publiques. Sur des assignations de 27.401,2 milliards de francs congolais en 2025, les régies financières ont collecté 28.294,8 milliards, soit un taux de réalisation de 103,3 % », a-t-il déclaré. Une performance qu’il attribue à la résilience du système fiscal, malgré les effets du taux de change.

Le gouverneur reconnaît toutefois un impact mécanique de l’appréciation du franc sur les recettes libellées en devises. « Sur environ 1,991 milliard de dollars mobilisés, la perte de conversion est estimée à 659,4 milliards de francs congolais », a-t-il précisé.

Mais cette perte est, selon lui, largement compensée du côté des dépenses publiques. Sur la même période, l’État a engagé environ 1,45 milliard de dollars. Grâce à un franc plus fort, ces dépenses ont coûté moins cher en monnaie locale : environ 3.221 milliards de francs, contre plus de 4.100 milliards projetés au taux antérieur, soit une économie de 876 milliards.

Le bilan global est donc positif. En agrégeant les effets sur les recettes et les dépenses, le Trésor public enregistre un gain net de 217 milliards de francs congolais. « Une lecture globale qui confirme que l’appréciation du franc a renforcé la position budgétaire de l’État », a soutenu André Wameso.

Cette démonstration chiffrée s’inscrit dans une stratégie de clarification face aux critiques. En mettant en avant des indicateurs tangibles : réserves en hausse, recettes solides, gains budgétaires, la Banque centrale cherche à asseoir sa crédibilité et à rassurer sur la cohérence de sa politique.

Infos27

ça peut vous intéresser

Laisser un Commentaire

Infos27.CD utilise des cookies pour améliorer votre expérience utilisateur. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter En Savoir Plus