Face à la montée de rumeurs sur la présence supposée irrégulière de migrants en République démocratique du Congo, les autorités montent au créneau. À Kinshasa, le gouvernement assure que les étrangers concernés séjournent légalement sur le territoire, sous encadrement strict, et pour une durée limitée. Dans un contexte marqué par la circulation rapide de contenus anxiogènes sur les réseaux sociaux, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, appelle explicitement la population à la responsabilité, à la retenue dans le partage d’informations et à s’en tenir aux sources officielles, tout en mettant en garde contre les dérives xénophobes. Un dispositif de suivi est en place, incluant des discussions avec les pays d’origine pour organiser les retours dans les délais prévus.
À Kinshasa, le gouvernement a pris la parole pour tenter d’endiguer une vague de rumeurs autour de la présence de migrants sur le territoire national. Lors d’un briefing tenu mardi 28 avril à la RTNC, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a appelé à la responsabilité collective, dénonçant la diffusion de fausses informations susceptibles d’alimenter tensions et amalgames.
Dans un contexte où les réseaux sociaux amplifient des messages alarmistes, parfois dénués de fondement, le porte-parole du gouvernement a tenu à clarifier la situation. « Les étrangers dont la présence suscite des inquiétudes séjournent en République démocratique du Congo de manière tout à fait légale », a-t-il affirmé, insistant sur le respect strict des procédures administratives en vigueur.
Selon lui, ces séjours sont encadrés par les services compétents et limités dans le temps. Le ministre a ainsi rejeté toute idée d’une installation anarchique ou incontrôlée, soulignant que des mécanismes de suivi sont activés pour garantir le respect des normes migratoires. « Il ne s’agit pas d’une présence irrégulière, mais d’un processus maîtrisé et conforme aux lois de la République », a-t-il précisé.
Au cœur des préoccupations exprimées par l’opinion publique figure la question du devenir de ces migrants. Sur ce point, le gouvernement se veut rassurant. « Des discussions sont en cours avec leurs pays d’origine pour organiser leur retour au moment prévu », a indiqué Patrick Muyaya, évoquant un processus encadré, en coordination avec les autorités concernées.
Cette prise de parole intervient alors que plusieurs publications virales, largement relayées en ligne, évoquent des scénarios alarmants, parfois assortis de discours hostiles. Le ministre a fermement mis en garde contre ces dérives, appelant les citoyens à faire preuve de discernement. « Nous invitons chacun à ne pas relayer de messages susceptibles de créer un climat de peur ou de xénophobie », a-t-il déclaré.
Tout en réaffirmant l’attachement du gouvernement à la liberté d’expression, Patrick Muyaya a insisté sur la nécessité d’un usage responsable des plateformes numériques. Pour l’exécutif, la lutte contre la désinformation constitue désormais un enjeu central, à la fois pour la cohésion sociale et pour la stabilité du pays.
Dans un environnement informationnel de plus en plus fragmenté, où rumeurs et faits avérés cohabitent, les autorités entendent ainsi rétablir une lecture factuelle de la situation. Le message est clair : aucun élément ne justifie, à ce stade, les inquiétudes largement diffusées. Reste désormais à convaincre une opinion publique exposée à un flux continu d’informations souvent contradictoires.
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