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14 mai, 2026 - 09:36:25
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Nord-Kivu : plus de 66 000 finalistes lancent la hors session de l’Exetat 2026

Au Nord-Kivu, plus de 66 000 candidats ont entamé cette semaine les épreuves hors session de l’Examen d’État 2026, étape déterminante du cycle secondaire. Le lancement officiel, organisé à Butembo, a réuni autorités éducatives et politico-administratives autour d’un dispositif marqué par une innovation majeure : l’annonce d’un centre régional de scannage des copies. Si l’organisation se veut rigoureuse, des tensions persistent autour du financement, avec des syndicats d’enseignants qui dénoncent des retards de paiement. 

La province du Nord-Kivu est entrée, cette semaine, dans la phase décisive des épreuves hors session de l’Examen d’État (Exetat) édition 2026. Au total, 66 603 candidats prennent part à ces épreuves organisées dans plusieurs centres répartis à travers la province, dans un contexte marqué à la fois par des défis logistiques et une volonté affichée de modernisation.

Le lancement officiel a eu lieu à l’Institut Kambali, à Butembo, en présence des autorités éducatives et politico-administratives. À cette occasion, la conseillère du gouverneur en charge de l’Éducation, Prisca Luanda Kamala, a donné le coup d’envoi en insistant sur la portée nationale de ces épreuves. « L’Exetat est un instrument de souveraineté nationale », a-t-elle rappelé, soulignant son rôle dans la certification des compétences des élèves finalistes sur l’ensemble du territoire.

L’autorité provinciale a également annoncé la mise en place prochaine d’un centre de scannage des copies d’examen, une innovation appelée à couvrir les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Ce dispositif vise à moderniser le processus de correction et à renforcer la lutte contre la fraude, dans un souci de crédibilité accrue des résultats.

À Beni, la cérémonie de lancement s’est déroulée à l’Institut de l’Avenir (IAB), sous la présidence du maire Nyofondo Te-Kodal Jacob, en présence du sous-Proved Robert Kibonge et du président de l’ANAPECO, Roger Muthanava. Dans cette ville, 6 360 candidats, dont près de 4 000 filles et plus de 300 autodidactes, sont répartis dans 18 centres d’examen.

Les autorités locales ont axé leur message sur la discipline et la confiance en soi. Elles ont rappelé aux candidats que ces épreuves s’inscrivent dans la continuité des apprentissages scolaires. « Il s’agit de restituer ce que vous avez appris », ont-elles martelé, appelant à la concentration et à la sérénité.

La première journée a été consacrée à la dissertation de français, jugée globalement accessible par les candidats rencontrés. Plusieurs d’entre eux ont salué la prise en charge des frais de participation par le gouvernement, une mesure destinée à alléger le poids financier sur les familles.

Cependant, des préoccupations subsistent. Des syndicats d’enseignants dénoncent des retards dans le décaissement des fonds liés à l’organisation des épreuves. Certains menacent de suspendre leur participation dans les centres si la situation n’est pas rapidement régularisée, faisant planer une incertitude sur le bon déroulement de la session.

Malgré ces tensions, la hors session de l’Exetat 2026 se poursuit, illustrant la résilience d’une jeunesse déterminée à franchir cette étape clé. Les épreuves comprennent notamment la dissertation, le jury oral de français ainsi que les pratiques professionnelles, avant la session ordinaire.

Justin Mupanya, correspondant au Nord-Kivu 

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