Un partenariat stratégique en préparation pour soutenir la qualité des produits congolais. Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a reçu à Kinshasa une délégation du groupe Intertek conduite par Jeremy Gaspard. Objectif : explorer un partenariat avec l’Office congolais de contrôle (OCC) afin de renforcer la protection des consommateurs et la compétitivité des produits « made in RDC ». Cette initiative intervient à quelques jours de l’examen de la politique commerciale du pays à l’Organisation mondiale du commerce.
La République démocratique du Congo intensifie ses efforts pour améliorer la qualité de ses échanges commerciaux et renforcer la protection des consommateurs. À Kinshasa, le 6 mai 2026, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a présidé une réunion technique consacrée à un projet de partenariat entre le gouvernement congolais et le groupe Intertek, entreprise spécialisée dans l’inspection, le test physique et la certification des produits.
La délégation de cette multinationale, basée à Londres et présente dans plusieurs pays africains, était conduite par Jeremy Gaspard, en charge des services gouvernementaux et commerciaux. Les échanges ont porté sur la mise en place d’un partenariat public-privé avec l’Office congolais de contrôle (OCC), structure chargée de vérifier la conformité des marchandises à l’importation, à l’exportation et sur le marché local.
Au cœur de cette initiative figure un double objectif : renforcer la protection des consommateurs et améliorer la compétitivité des produits congolais sur les marchés internationaux. Dans un contexte de mondialisation accrue des échanges, la conformité aux normes internationales apparaît comme un levier essentiel pour faciliter l’accès des produits « made in RDC » aux marchés extérieurs.
Selon les participants à la réunion, le partenariat envisagé devrait permettre de moderniser les mécanismes de contrôle et de certification, tout en introduisant des standards techniques reconnus à l’échelle internationale. « L’idée est d’accompagner les autorités congolaises dans le renforcement des systèmes de vérification et de qualité », a indiqué une source proche du dossier.
Présent lors des échanges, Marcel Compaoré a souligné l’intérêt de ce type de collaboration pour les économies africaines. Il a évoqué la nécessité d’outils fiables permettant de garantir la conformité des produits et de renforcer la confiance des partenaires commerciaux.
Pour le gouvernement congolais, cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large d’intégration au commerce international. Elle vise notamment à améliorer la transparence des échanges, à lutter contre les produits non conformes et à promouvoir une production locale répondant aux exigences des marchés internationaux.
Cette dynamique intervient à la veille d’un rendez-vous important pour la RDC. Du 11 au 15 mai 2026, Kinshasa accueillera le troisième examen de la politique commerciale du pays, organisé avec l’appui du secrétariat de l’Organisation mondiale du commerce. Ce processus d’évaluation permettra d’analyser les réformes engagées et de mesurer les progrès réalisés en matière de gouvernance commerciale.
Dans cette perspective, une réunion du comité organisateur s’est tenue le même jour au cabinet du ministre du Commerce extérieur, afin de finaliser les préparatifs. L’objectif est de garantir la réussite de cet exercice, considéré comme un moment clé pour la crédibilité économique du pays sur la scène internationale.
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