À Kinshasa, plusieurs jours après les pluies, une importante stagnation d’eau continue de perturber la circulation au croisement des avenues Force publique et Kasa-Vubu, dans la commune éponyme. Sur cet axe très fréquenté, automobilistes et motocyclistes ralentissent, contournent et s’entassent, au prix d’embouteillages récurrents. Témoins et riverains dénoncent une situation devenue chronique, révélatrice des failles du système d’évacuation des eaux pluviales dans la capitale.
À Kinshasa, la circulation reste fortement perturbée au croisement des avenues Force publique et Kasa-Vubu, dans la commune de Kasa-Vubu, où une vaste stagnation d’eau persiste plusieurs jours après les dernières pluies. Sur ce point névralgique de la capitale, la situation complique les déplacements et ralentit considérablement le trafic.
Sur cette artère très fréquentée, reliant plusieurs quartiers du centre-ville, automobilistes et motocyclistes sont contraints de réduire leur vitesse à l’approche du carrefour. Sous la nappe d’eau, les nids-de-poule deviennent invisibles, augmentant les risques d’accidents. La circulation s’en trouve désorganisée, notamment aux heures de pointe, où les files de véhicules s’allongent sur plusieurs dizaines de mètres.
Pour contourner la zone inondée, de nombreux conducteurs se rabattent sur les bords de la chaussée. Une manœuvre qui réduit les voies de circulation disponibles et accentue la congestion. Les motos-taxis, particulièrement nombreux sur cet axe stratégique, figurent parmi les plus exposés.
« Chaque passage ici demande beaucoup de prudence. L’eau cache des trous et un simple excès de vitesse peut provoquer la chute d’une moto », témoigne Paul Kanku, motocycliste, rencontré sur place. Comme lui, plusieurs usagers évoquent un parcours devenu risqué, où chaque franchissement du carrefour nécessite vigilance et ralentissement.
Les riverains, eux aussi, décrivent un quotidien perturbé. « Cette flaque persiste depuis plusieurs jours. Les motos éclaboussent les passants, la circulation devient difficile et parfois tout se bloque pendant plusieurs minutes », déplore Jeanpy Lola, habitant du quartier. À ces désagréments s’ajoutent des difficultés d’accès pour les piétons, contraints de se frayer un passage entre les véhicules et les zones inondées.
Au-delà de ce carrefour, cette situation met en lumière des problèmes structurels plus larges liés à l’évacuation des eaux pluviales à Kinshasa. Selon plusieurs habitants, ce type de stagnation d’eau est récurrent après chaque épisode pluvieux. Plusieurs axes de la capitale se retrouvent ainsi temporairement impraticables, révélant les limites des infrastructures de drainage.
Dans une ville confrontée à une urbanisation rapide et à des défis d’aménagement persistants, ces dysfonctionnements pèsent directement sur la mobilité quotidienne. Embouteillages, ralentissements et risques d’accidents deviennent alors le lot des usagers, en particulier dans les zones les plus fréquentées.
Jegou-Miguel Mpiutu

